OBSERVATION COMMUNE A CET .VRTICLE ET A CELUI QUI LE SUIT
D’après l’étymologie du mot, il faudrait dire et écrire Cors de rechange, parce ipie, dans l’origine, rinstrument appelé Cor n’ayant pas d’autre forme que celle de la trompe de chasse, il en fallait à l’orcbestre un nombre égal à celui des gammes auxquelles on voulait fixer le diapason demandé (l). Plus tard, et pour éviter l’embarras de tant d’instruments semblables pour la forme, différents pour la dimension, des hommes intelligents imaginèrent d’adapter à la branche d’embouchure, ensuite à la coulisse d’accord, dès qu’elle eût été inventée, des tubes particuliers de grandeurs diverses, propres à remplacer tous ces cors par un seul, tout en continuant de donner à ces tubes mobiles le nom de cors de rechange, que l’on a [jareillement adojité pour la trompette.
(1) Alors aussi, le nombre des gammes où le cor figiirail était beaiicoiii> plus restreint (lu’il ne l’est aujourd’liui , ainsi qu’on peut le voir dans les opéras de Duni, Plnlidor, Grétry, Dézède, Monsigny, etc.
Pour l’mi cl l’autre de ces instruments, les noms de tuhe$ mohilcs ou de rechange préviennent toute équi- \oque. Pour tous deux aussi, ravertissement du diapason demandé est le même, et l’on dit : trompette ou cor en ut, en ré, en mi\?, etc., ce qui vaut mieux que de se servir, comme (juelques-iins le font encore, des sept premières lettres de notre alphabet, ces lettres que les peuples du Nord emploient dans leur solmisation; encore ne sommes-nous pas allé jusqu’à la huitième lettre, le ha allemand, par lequel ils expriment si b. Les autres, pas plus que celle-ci, n’ont le moindre rapport à raj)pe!lation de nos notes, et c’est encore une supertluité à supprimer, aussi bien pour la clarinette et les tymhales, que pour le cor et la trompette.