CELUI DE TOUS LES SIGNES USITÉS EN MUSIQUE
LNSTllUCTIONS SUR CE TABLEAU.
Ici commeiK’c l’élude pratique de la lecture musicale et celle du mécanisme des doigts sur le clavier. Cette dernière est peu étendue, mais, suffisamment exercée, elle permettra l’exécution des exemples fort simples donnés dans le courant de l’ouvrage auquel se rattachent ces Tableaux. Il est évident que la théorie sera mieux comprise, du moment où l’on saura joindre immédiatement l’exemple au précepte.
Muni de papier réglé (le plus commode est celui à douze portées, carré ohlong, dit à V Italienne), le lecteur formera de son mieux les figures tracées dans ce Tableau. Il doit chercher à reproduire la régularité scrupuleuse donnée à la pose ainsi qu’à la forme des ligures de notes. Il verra que celle qui est écrite sur une ligne, la déborde également en dessus et en dessous, sans toucher aux autres lignes. Que celle qui est posée dans un interligne le remplit, en touchant légèrement les lignes voisines, sans s’y appuyer précisément.
Quant aux silences, il remarquera que la pause est, pour ainsi dire, suspendue à la quatrième ligne, tandis que la demi-pause est appuyée sur la troisième. Que le quart (soupir) est tracé de gauche à droite par un petit plein, montant de la troisième à la quatrième ligne, et que sa queue, ou délié, est penchée de gauche à droite en descendant. On procède en sens inverse pour les autres figures de silences, qui se tracent comme le huitième (demi-soupir), à la différence près du nombre des pleins.
Pour copier la musique, la plume se tient de côté, c’est-à-dire le dos à gauche et presipie perpendiculairement, quel que soit le signe musieal que l’on écrive. L’extrémité du bec de la plume se coupe droit, non en biseau, comme pour certaines écritures. Au surplus, l’examen attentif d’une planche de musique gravée et imprimée donnera une juste idée de ce que doit imiter un bon copiste, quoique l’écriture permette plus de liberté.