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DES SIGNES REPRÉSENTATIFS DES SILENCES

Le silence, en nuisi(|iie, a plusieurs propriétés : 1° il sépare les sons entre eux, à cette fin de les rendre plus on moins secs et brefs ; 2'' il fait taire pendant un temps une ou plusieurs ])arties exécutantes; 3° il sépare souvent les périodes, les phrases et membres de phrases du discours musical ; 4° enfin le silence est par fois un effet, même en musique.

Comme les silences doivent être mesurés aussi bien ([ue les sons, et dans les mêmes proportions de durée, on a inventé autant de signes de silences qu’il y a de figures de notes. En voici le tableau comparatif :

Noms des silences : Pause, demi-pause,

Leur forme : — ■ ■

Noms des notes : Ronde, blanche.

Leur forme ; Rapport égal :

JL

soupir, demi-soupir, quart de soupir, huitième de soupir, seizième de soupir. (A)

noire, croche, double-croche, triple-croche, quadruple-croche,

J- JL J A- J-

Le point d’accroissement, simple et double, se place après les silences aussi bien qu’après les notes, ])Our en augmenter la durée dans les mêmes proportions ; mais ce moyen n’est mis en usage qu’à partir du quart de pause.

2 panses. 4 pauses.

Il y a aussi ce qu’on appelle des bâtons de deux et de quatre pauses, dont voici la figure : | |

On commence à se passer de ces deux signes, d’ailleurs assez inutiles, en indiquant le nombre de pauses à compter par le ebilfre correspondant. Cette réforme, due aux compositeurs, a été adoptée par les copistes et suivie par les graveurs.

Toutes ces valeurs de notes et de silences sont relatives, quoique en proportions égales, à un mouvement déterminé, donné régulièrement à l’ensemble d’uu morceau, û'une pièce de musique, selon les expressions reçues, dont les degrés de lenteur ou de vitesse sont indiqués approximativement par des mots italiens, souvent modifiés les uns par les autres.

Plus tard on fera connaître ces mots, en même temps que l’on parlera de l’instrument inventé par IMaelzel, pour mesurer le temps par rapport à la musique.

i\OTES DU CII4PITRE III.

(A) Voilà encore une expression aussi bizarre qu’elle est peu significative, quant à la valeur de note dont le signe de repos indique l’absence. Quelle similitude peut-il y avoir entre un silence et un soupir 1 et puisque l’on avait trouvé les termes assez convenables de pause et de demi-pause, pourquoi ne suivait-on pas dès lors l’ordre naturel des sous-divisions de l’unité de ces silences? En comparant cet ordre à celui qu’on a donné aux valeurs de notes, on voit qu’il y a identité parfaite entre les expressions de : ^2 eV pause,

et celles de -8,7^5 32 6*4

Nous pensons que chacun peut, dès à présent, prendre l’initiative dans les deux circonstances.

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