DE LA PORTÉE
Après avoir trouvé le moyen de rendre les sons visibles, pour ainsi dire, et de déterminer leurs durées respectives, il fallait fixer le degré d’élévation ou d’abaissement, d’acuité ou de gravité de cbacim d’eux. C’est pour cela qu’on a-imaginé de tracer ciii(| lignes parallèles et horizontales, et ([u’on a i)lacé les notes sur ces lignes et dans leurs espaces.
La note écrite sur la première ligne, l’inférieure, suppose un son plus grave que celui de la note qui vient immédiatement au-dessus, et ainsi des autres notes posées sur les 2% 3®, 4® et 5® lignes, ou dans les interlignes.
Ces cinq lignes ne suffisent pas toujours, même à l’étendue commune des voix, soit au grave, soit à l’aigu. Dans ce cas, on ajoute de petites lignes supplémentaires, des fragments de lignes, tant au-dessus qu’au-dessous des cinq lignes permanentes. Ces lignes postiches n’ont que la longueur nécessaire pour faire distinguer les notes qu’elles reçoivent, et pour qu’on ne puisse les confondre avec les cinq lignes toujours présentes , auxquelles on a donné le nom de portée.
1®” Exemple.
5*= ligne
ligne .......
3' ligne
2® ligne
ligue ... ....
Lignes et interlignes supplémentaires au grave.
4^ interligne.
3*^ interligne.
2*“ interligne.
1*'*' interligne.
Lignes et interlignes supplémentaires à Eaigu.
Voici une seconde figure de la portée, telle qu’elle est communément en usage dans la gravure et la copie. Pour rendre son objet plus sensible, on a écrit la première figure de note sur chaque ligne et dans chaque interligne, et l’on y a joint les figures de silences aux places précises qu’elles doivent occuper dans les lignes de la portée.
2® Exemple.
Pause.
Jv
tj -■
Mais la portée et les notes ne signifieraient rien, sans un signe propre à déterminer le diapason de ces notes, c’est-à-dire le degré d’intonation qu’on doit leur donner. C’est l’objet du chapitre suivant.