OBSERVATION
Le monosyllabe nt, dont on s’est servi longtemps, même en Italie, dans l’appellation des notes, donne par lui-même un son sourd à la voix et fait grimacer la bouche. C’est ce double vice qui aura sans doute engagé Dont, noble florentin et savant musicien (1503 à 1574), à lui substituer la syllabe do, prise évidemment de son nom. Naguère les professeurs français ont adopté cette réforme, et, dans l’étude du solfège ou des leçons élémentaires chantées , les sons de la gamme ne prennent plus d’autres noms que do, ré, mi, fa, sol, la, si, do en montant, et do, si, la, sol , fa, mi, ré, do en descendant.
N. U. On voit ici que la gamme est complète, c’est-à-dire qu’elle a sa réplique à l’aigu ainsi qu’au grave. Par une conséquence naturelle, la clef d’i<< est appelée par quekpies-uns def de do. C’est sans inconvénient dans la pratique, mais non dans d’autres circonstances. On ne dit pas encore qu’un morceau de musique est en do, mais en uL On avertit toujours les cors, trompettes, clarinettes et tymbalcs que ces instruments doivent se mettre au diapason (Tut, non à celui de do. En définitive, l’ancienne appellation est conservée en théorie.
Voici un premier aperçu de cette gamme diatonique avec ses huit sons, notes ou degrés; les noms qu'on l(!ur donne, et ceux des intervalles qui les séparent.