‹ Le professeur de musiqueChapitre 22 sur 174 · CHAPITRE VIN · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIN

DE l.’APDELl.ATION DES NOTES OU SONS DE LA GAMMEE.

Les Allemands et (pielques autres peuples du Nord imitent en })ai-tie les anciens , en donnant à chacun des sept sons de la gamme le nom d’une lettre de leur alphabet, variant sa prononciation d’après les modifications dont la même note est susceptible sans changer de position.

Nous répéterons, après tant d’autres, que (iai commença ainsi; mais un jour qu’il chantait l’hymne à saint .lean, où la première syllabe des hémistiches de chaque vers oiïre dans l’intonation une succession de six degrés conjoints et ascendants, l’idée vint au bon moine de faire servir ces premières .syllabes à l’application des notes de son hexacorde. C’est ainsi que les monosyllabes nt, rc, mi, fa, sol et la sont venus de :

Uï queant Iaxis W^sonare fihris.

Mira qestorum FArnidi tuorum,

SOLte poUuti LXhii reatum,

Sancte Joannes.

Avant (pi’on eêit proposé le monosyllabe si pour le se})tième degré, les six de Guido se transposaient à plusieurs diapasons, restaient dans le même ordre pour des gammes à diiïérents degrés d’élévation. Ces transpositions s’appelaient muances, mol dérivé de mutation. Mais cette manière de chanter par muances offrait plus d’un inconvénient, ^adjonction du si, ou d’un septième degré, suivi de la réplique du premier fit éi)oque, et, à dater de ce moment, le diagramme musical n’a plus changé.

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