‹ Le professeur de musiqueChapitre 34 sur 174 · RENVERSÉS · texte numérisé non relu

RENVERSÉS

Unisson.

2dc

3ce

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5te

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7me

yy-

-rr

ZSL

3ce

2de

Unisson.

Tous les intervalles qu’on vient de voir se modifient au moyen des signes altératifs (^, b et t| ) , et l’on obtient alors trois sortes de secondes, de tierces, de quartes, de (piintes, de sixtes, de septièmes et d’octaves , lesquelles ne se renversent pas moins que les mêmes intervalles non modifiés.

Tous différent, et par le nombre de demi-tons qui entrent dans leur composition, et par l’effet particulier de chacun d’eux, effet auquel l’oreille doit encore chercher à s’habituer de bonne heure. — Lne qualification, ajoutée à celle de l’intervalle simple, classe les uns et les autres facilement dans la mémoire. Par exemple ; deux degrés qu’un seul demi-ton sépare, comme ut et ré b, ou ut% et ré 1:], font seconde mineure. C’est aussi l’intervalle qui existe entre mi- fa et si-ut de la gamme diatonique, page 10.

Composée d’un ton (ou de deux demi-tons), comme d’u( à ré, d’ui$ à ré$, d’ut b à ré'?, la. seconde est majeure. Si elle renferme un ton et demi (ou trois demi-tons), comme d’ut à ré#, de nwb à fa^, d’ut b à rét], etc., la seconde est auqmcntée.

La Tierce est diminuée, mineure ou majeure, selon qu’elle renferme deux, trois ou quatre demi-tons, comme d’wt J à nub, d’ut tj à mi\?, d’ut à mi t].

La Quarte est diminuée, inedtérée ou augmentée, (juand ses deux notes sont séparées par quatre, cinq ou six demi-tons, comme d’ut J à fa, d’utt] à fa, d’ut à fa# (B).

Les renversements de ces intervalles , c’est-à-dire la septième, la sixte et la quinte, reçoivent les mêmes modifications, mais en sens inverse ; car ce qui est diminué dans le direct , est augmenté dans le renversement; le mineur devient majeur et Yaugmenté devient diminué. Il n’y a que l’intervalle inaltéré qui reste tel dans les deux sens. C’est ce que l’on va voir dans l’exemple suivant, celui de tous les intervalles simples, directs et renversés, avec leur triple modification.

N. B. On abrège les mots diminué, mineur, majeur, augmenté et inaltéré, en n’écrivant que les premières lettres de ces mots. Quant au dernier, qui ne sert (ju’à la quarte et à la quinte lorsqu’elles ne sont ni diminuées ni augmentées, mais justes, ainsi que quelques-uns s’expriment*^^), il suffit d’énoncer simplement l’intervalle; et le mot inaltéré, ou tout autre, devient parfaitement inutile.

(1) Arrivé à ce point, on lira les exemples du troisième Tableau, pages 7, 8 et 9 des planches de musique, et Ton s’y exercera en prononçant les notes sans les chanter, afin de s’habituer aux signes de la notation , ainsi qu’aux noms qu’ils prennent selon la clef et la place qu’ils occupent dans la portée.

(2) Ils veulent dire composées de cinq demi-tons pour la quarte et de sept pour la quinte, telles qu’elles existent dans ta gamme modèle et dans le premier des exemples ci-dessus , A’ ut à fa et à'ut à sol.

4® ExExMple.

2'“'^ mineure. 2'*' majeure. 2''“ augmentée. 3<'« diminuée. 3" mineure. 3" majeure.

roz

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7'"® majeure.

7"’* mineure.

7'"® diminuée.

G‘« augmentée.

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4'« dimiu.

4'® augm,

6" majeure

G" mineure.

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5‘® augm.

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4"^ dimin.

4" augm.

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4" dimin.

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7“« nûn.b.CL

7"’*^ maj.tjfS.

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3" maj.

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3'^“ dimin.

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2‘« maj.

2'' min.

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En partant d’un .son quelconque des gammes chromatiques pour reproduire ce quatrième exemple, on arrive nécessairement au même résultat, si l’on met un nombre semblable de degrés et de demi-tons entre les sons extrêmes de chaque intervalle (C).

On ne voit pas figurer dans l’exemple précédent certains intervalles dont plusieurs théoriciens font mention, tels que la tierce augmentée ut-mf J, la sixte diminuée les octaves diminuée et augmentée,

ui-ul\?, ui-uf^, etc. La raison est que ces intervalles ne peuvent appartenir à la même gamme, ou qu’ils n’y entrent que comme une de ces variétés accessoires dont on orne la mélodie simple, et qui passent rapidement, ou bien dans l’enqjloi du genre enharmonique, dont il sera question plus tard.

HOTES DT CII4PITBSE HIG.

(A) Pour retrouver l’intervalle simple d’où provient le redoublé, il suffit de retrancher 7 des nombres qui dépassent le chiffre 8, lequel désigne l’octave, et dire : 9—7 = 2 (seconde); 10 — 7 = 3 ftierce); 11—7= 4 îquarte), et ainsi des autres.

(B) Les intervalles que l’on nomme aujourd’hui diminués, inaltérés et augmentés, étaient ai)pelés autrefois faux, justes et superflus. Mais puisqu’il est évident qu’en musique on ne doit admettre que ce qui osi juste et repousser ce qui est faux; que, généralement, le superflu est de trop, M. Catel a réformé ces expressions équivoques et vicieuses. En vain, un théoricien du temps a-t-il voulu, pour justifier le mot superflu, qu’on l’entendît dans le sens de surabondant; on pouvait lui répondre que Là où il n’y a que ce qu’il faut, il ne saurait y avoir surabondance.

(C) Les mots ton et demi-ton sont d’un usage trop général, trop babituel pour que l’on songe à les remplacer par d’autres expressions; et pourtant it serait plus conforme à la logique du langage musical de se servir, à la place de ces termes, de celui de seconde (mineure, majeure ou augmentée), puisque tous les autres intervalles ne sont exprimés que par le nom correspondant au nombre de degrés dont ils sont formés; comme tierce, trois degrés ; quarte, quatre degrés, etc., ajoutant, quand il y a lieu, le mot qui désigne la modification.

(1) Voir ce qu’on dit de la quarte et de la quinte inaltérées dans le N. B. ci-dessus.

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