DES QUINZE DIAPASONS DONNÉS A LA GAMME MINEURE
Tout mode majeur a une relation intime avec un mode mineur qui n’exige de plus, et rigoureusement, qu’un signe d’altération (t| , ÿ ou .’ÿ.') devant le septième degré de sa gamme. Cette relation est telle entre les deux modes qu’ils s’appartiennent pour ainsi dire l’un l’autre.
Le mode mineur relatif est à la tierce mineure inférieure, ou trois degrés au-dessous du mode majeur; et l’on dit tout aussi bien : le mode majeur relatif est à une tierce mineure supérieure, ou trois degrés audessus du mode mineur, chacun d’eux pouvant être séparément mode principal ou initial d’un morceau.
Ainsi , par exemple, le mode majeur d'ut et le mode mineur de la, l’un et l’autre servant de modèles, sont réciproquement relatifs, et ainsi des autres pris deux à deux {voir le sixième Tableau, celui des gammes mineures).
Ces gammes du sixième Tableau, toutes mineures, sont écrites, quant à la succession de leurs sons, à la manière de Guido, tant pour épargner au lecteur l’embarras des signes altératifs placés devant les sixième et septième degrés de la gamme ascendante (signes que l’on efface dans la gamme descendante), que pour éviter dans sa construction plus moderne, cette seconde augmentée, intervalle choquant pour toute oreille non exercée, ou non habituée à sa dureté.
On doit dire de ce sixième Tableau comme du précédent, que les gammes des n”® 5, 6 et 7 , avec dièses et bémols, sont rares, et même encore moins usitées en mineur qu’en majeur, surtout en (jualité d’initiales. Elles ont aussi leur synonymes.
(1) On jouera le.s gammes du cinquième Tableau, en suivant l’ordre des chiffres écrits en tête de diacune. La main droite siifllt l'our toutes, car il ne s’agit pas ici de s’exercer au jeu du piano, mais seulement de se rendre compte des divers diapasons donnés à la gamme modèle, celle du chiffre 0 que l’on connaît déjà.
Malgré l’cspècc de cominunautc ou de relation intime (jui existe entre deux modes relatifs l’im de l’autre, on ne peut être à la fois dans tous deux : la mélodie, dès son début, doit prendre d’abord l’un de ces caractères, c’est-à-ilirc cire majeure ou mineure exclusivement. Or, l’embarras des commençants est de faire cette distinction dés les premières mesures du chant; car les signes altératifs placés à la clef n’y font rien, étant en môme nombre dans les deux modes récipro(juement relatifs, ou bien également absents. Mais, pour aider à connaître ce (pii dilTérencie les deux modes, il est indispensable de parler des Cadences ou repos, attendu rpie, dans plusieurs circonstances, c’est par les seules cadencea que l’on peut être fixé sur le mode réel.
N. U. Avant d’aller plus loin, on fera pour le sixième Tableau ce qu’on a fait jiour le cinquième, en se (informant à ce qui est dit dans la note écrite au bas de la page précédente. Ensuite, et tout en prenant connaissance du texte qui suit, on étudiera les troisième, (piatrième et cinquième exercices du quatrième Tableau; à moins que l’on ne préfère se reposer de la théorie par la pratique des susdits exercices, ce que nous laissons à la volonté du lecteur.
CHAPBTRE XBX.