‹ Le professeur de musiqueChapitre 5 sur 174 · DE L’AIR COMME PRINCIPE DU BRUIT ET DU SON · texte numérisé non relu

DE L’AIR COMME PRINCIPE DU BRUIT ET DU SON

Le fluide que nous respirons, l’air atmosphérique peut être mis en mouvement par des corps quelconques sortis de l’état de repos; et l’ébranlement de l’air, quelle qu’en soit la cause, donne lieu à différents effets qui tiennent à la nature du corps qui le frappe ou l’agite. Dans tous les cas, le mouvement de l’air se communique à l’organe auditif, et produit sur celui-ci des impressions agréables ou désagréables, appréciables ou inappréciables.

Si la cause qui agite l’air provient de corps compactes, volumineux, pesants, peu élastiques, en d’autres termes, si leurs parties sont hétérogènes, soit entre elles, soit par rapport à l’air, l’effet qui en résulte, inap- IM’éciable pour l’oreille, se nomme Bruit. Si, au contraire, les corps agissants sont légers, déliés, élastiques surtout ; comme dans l’action qui leur est imprimée ils rencontrent nécessairement l’air qui, par lui-même, est l’un des corps les plus élastiques, il s’établit entre eux un mouvement alternatif d’impulsion et de répulsion, ou d’oscillations réciproques, qui est ce qu’on a appelé proprement Vibrations. Or, quand les oscillations sont égales en nombre et en durée de part et d’autre, c’est-à-dire quand l’air et les corps qui agissent sur lui font cbaeiin un même nombre de vibrations dans un temps donné, il en résulte pour l’oreille cet effet appréciable, sous plus d’un rapport, qu’on appelle Son, son distinct^ son musical.

Enfin, il est démontré que l’air est non seulement le principe productif du son, mais qu’il en est aussi le véhicule ou conducteur. En effet, c’est par l’air seul que les sons nous parviennent, nous n’avons pas d’autre moyen de les percevoir. {Voir la note .4, à la fin de cette Introduction.)

SECTION II

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