‹ Le professeur de musiqueChapitre 61 sur 174 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Cette première espèce d'anticipation devançant la note réelle au lieu de la retarder, il y avait obligation d’ajouter à la dernière mesure des n®® 7, 8 et 9 pour la compléter ; et cette note ajoutée appartient aussi à l’accord qui suit immédiatement.

A la neuvième note des n"® 3, 6 et 9, on a mis un llj devant Vut, à cause de sa proximité de Vut J de la mesure précédente; ce qu’on n’a pas fait aux autres numéros, vu la distance qui sépare ces deux notes. Il est môme reçu en principe qu’wu signe altératif ne s'applique qu'aux notes de la mesure dans laquelle il se trouve. (Fin des observations. )

La deuxième espèce d' anticipation {ldi mélodique), celle qui est le plus en usage, n’a lieu qu’à l’extrémité des mesures et des temps. Elle fait entendre alors une note plus ou moins brève, laquelle appartient à l’accord suivant, et qu’elle répète ensuite lorsque l’accord môme est frappé, si toutefois elle ne retombe pas sur une autre note de cet accord.

Dans l’exemple n° 10 du neuvième Tableau, dont le mouvement est modéré, on verra que chaque demicroche anticipe l’une des notes appartenant à l’accord qui la suit. On examinera aussi les exemples 11 à 16, employés fréquemment. Ils contiennent alternativement des sî/ncopes et des anticipations à comparer entre elles;

(1) Les corvfontumces ou les intervalles consonnanls sont la tierce et la sixte (Tiiajeiire ou mineure), la quarte et la quinte inaltérées ainsi que l’octave. Tous les autres intervalles, iiucls qu’ils soient, sont dissonants.

car on en fait usage dans les mêmes eirconstances , pour varier la mélodie simple. Ensuite, ces mêmes espèces de notes sont répétées au lieu d’être prolongées, ce qui est encore assez habituel. Enfin, comme troisième moyen de variété, les stjncopes sont coupées, autrement dit, séparées par des silences de même valeur que les notes.

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