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(1) M. Cald, présent à l’exécution de celle symphonie, et que nous examinions, pour cause, fut visiblement choqué par ce malencontreux fa de la basse; et comme, plus tard, il sentit que le même passage allait se reproduire, nous le vîmes redoublerd’atlenlion , puis bondir sur son siège, et, le sourcil froncé, faire le geste d ïin homme qui semble dire : «cela a beau être du Beethoven, ce n'en est pas plus recevable.»
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•2“ Premier morceau de la Symphonie héroïque, deuxième reprise.
eHÂFiïRE XXXÜÏ.
DES ARPÈGE s (2).
Les Arpèges tiennent lïeaucoup plus de riiarmonic que de la mélodie, en ce que ce sont des accords dont les sons, au lieu d’étre entendus simultanément ne le sont que successivement; mais lorsciue l’exécution en est rapide, elle produit un clîct très approchant de cette simultanéité.
Les voix et les instruments à vent, qui ne peuvent donner (ju’un son à la fois, ont aussi la ressource des arpèges pour feindre une suite d’accords.
Les instruments à cordes sont ceux auxquels les arpèges sont le plus familiers, parce que leurs moyens d’exécution s’y prêtent naturellement. A l’orchestre, par exemple, on entend à tout moment les premiers violons doubler ou varier la mélodie des chanteurs, et les seconds violons raccompagner par des arpèges; tandis (jue les instruments plus graves, tels tpie altos, violoncelles et contrebasses, ne fout, pour ainsi dire, (|ue marquer les temps de la mesure par une ou deux notes des accords, dont les arpèges embrassent 1 ensemble.
Mais c’est surtout avec le piano et la harpe (pi’il a fallu suppléer à l’impossibilité de soutenir les sons par la faculté de les répéter. Ainsi, dans la rûoi(n!<?//e d’une simple romance, avec accompagnement de piano, la main droite fait entendre la phrase mélodicpic que la main gauche soutient de ses arpèges. Et (juand, a l’entrée de la voix, la main droite à son tour prend raccompagnement arpégé, la main gauche frappe les notes simples qui font bonne basse sur le tout. Du moins est-ce le procédé le plus ordinaire.
Le onzième Tableau donne l’idée de diverses manières d’écrire les arpèges selon l’instrument qui les e.xécute. Ce Tableau est à examiner seulement.
(1) L’un (les fomlateiirs de la Société des Concerts , celui de nos anciens litres dont nous nous honorons le plus , et chargé de celle partie de cor, nous crûmes d’abord avoir failli, mal compté nos pauses, être entré enfin (pialre mesures trop tôt; mais on nous prouva, partition en main, (pie nous avions exactement rempli, et au temps précis, l’intention de l’auteur. Parvenu à 1 âge où l’on devient conteur , on voudra bien pardonner ces retours sur nous-mèine.
(2) Tout en conservant le mol harpe, (pie les Italiens nomment arpa, nous leur avons pris les dérivatifs de celui-ci , (pie nous avons francisés; comme: arpèges, d'arpeggio; arpéger, d'arpeggiare, jouer de la harpe.