‹ Le professeur Diodati notice biographiqueChapitre 5 sur 44 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

J’ai lu quelque part que le prince de Bismarck songeait à une loi assurant la représentation des minorités; mais ce n’était, je crois, qu’un on-dit imprimé dans une gazette. L’Allemagne a beaucoup fait pour augmenter sa force et sa grandeur, et les principes du régime représentatif ont eu quelque chose à souffrir, lorsque le gouvernement prussien préparait les guerres dont il est sorti victorieux. Plus l’Allemagne est grande et forte, plus il est à souhaiter qu’elle établisse à la base de sa représentation nationale les principes de la justice et de la liberté. Quelques voix sorties de son sein l’y convient. Il s’est produit sans doute, à cet égard, des faits qui nous sont inconnus, parce qu’aucun centre réformiste n’existe encore sur le territoire de l’empire. Nous avons à noter seulement que M. Niendorf, dans un volume dy Etudes sociales publié

à Berlin, se prononce en faveur du vote cumulatif; et nous avons appris, cette année, que, le 16 mars 1872, M. le professeur Frédéric Hack, appelé à prononcer un discours à l'université de Tubingen, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du roi de Wurtemberg, a pris pour sujet la représentation proportionnelle, a signalé dans de vives paroles les inconvénients du système actuel, s’est prononcé pour la réforme que nous sollicitons, et a combattu avec vigueur les objections qu'on élève contre notre œuvre.

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