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IT — TRAVAUX SCIENTIFIQUES CONCERNANT L'APPAREIL URINAIRE

Anatomie et Histologie Normales H décrivit le sphineter des fibres lisses qui, au niveau de l'angle péno-scrotal, double le canal urétral, sphincter très utile à connaître pour ne pas croire à un rétrécissement, quand, introduisant un explorateur à boule dans l’urètre, on sent un léger arrêt au niveau de l'insertion pénienne du scrotum.

11 décrivit les glandes dela région prostatique de l'urètre.

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Un groupe, situé immédiatement au-dessous de la muqueuse, c'est le groupe central, une portion sous-montanale, une portion sous-cervicale et un groupe périphérique de glandes péri-urétrales.

« Les auteurs, dit Albarran dans son « Exposé de Travaux Scientifiques », n'avaient pas suffisamment insisté sur le rapport de la prostate avec le col de la vessie et le trigone, ce qui a conduit à mal comprendre ce qu'on nomme en pathologie urinaire le basfond de la vessie ». Il décrivit ces rapports en faisant remarquer que la partie de la paroi de la vessie en rapport avec la prostale, est en avant et au dehors des bords latéraux du trigone, fait très important à connaître pour effectuer les prostatectomies transvesicales. :

Il décrivit la capsule prostatique, voici le résumé de sa description à

« La capsule prostatique se trouve ainsi constituée : en arrière, l’aponévrose de Denonvilliers : en avant la lamelle de Zukerkant, entre les deux et sur les côtés, les aponévroses latérales de la prostate. Toutes ces lamelles aponévrotiques se continuent entre elles, et sont directement appliquées contre la glande à laquelle les unissent des tractus celluleux. Sur une coupe transversale, au milieu de la partie médiane, la prostate est réellement entourée d'une capsule aponévrotique qui la sépare en avant du plexus de Santorini, et sur les côtés du plexus veineux latéral. »

Dans son ouvrage, « Les tumeurs de la vessie », il étudie la constitution histologique de la vessie, met au point des questions discutées comme lexistence des papilles, des glandes, et des Iÿmpathiques. Il décrit la structure intime de l’épithélium, du derme muqueux et les terminaisons nerveuses.

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Dans sa thèse, « Le Rein des Urinaires » (1889), il étudia la capsule propre du rein, qui avait été considérée par les auteurs comme une véritable membrane isolante, à structure fibreuse, incapable de proliférer ; on croyait, par conséquent que toute néphropexie sans décortication du parenchyme rénal ne pouvait donner un bon résultat, la capsule du rein ne pouvant pas contracter des adhérences. I] démontra le contraire.

Avec son élève Cathelin, il étudia l'anatomie descriptive et topographique des capsules surrénales, qui, jusqu'à ce-moment là, avait été négligée. Leur description fut acceptée par tous les auteurs.

Physiologie Normale

Dans son ouvrage, « Exploration des fonctions rénales », il fit une magnifique critique de la théorie de la sécrétion rénale de Koranyi, démontrant que cette théorie ne pouvait pas expliquer la sécrétion rénale. Bans le même ouvrage, il partage lopinion de Brown-Séquard sur la sécrétion interne des reins, avec toxicité de l'extrait rénal. Le premier, il étudia la physiologie de la sécrétion d’un rein considéré isolément.

Il démontra par des remarquables expériences faites sur l’homme et sur l'animal, et contrairement aux recherches et opinions de Bardier, Richter, Straus, etc., que : « à l’état normal, les deux reins secrètent pendant le même espace de temps des quantités différentes d'urine, ayant une composition dissemblable ».

Dans le « Traité de Chirurgie » de Le Dentu et Delbet, il étudie la a bitits rénale.

Physiologie Pathologique

Il publia avec son maître, le Professeur Guvon, un remarquable travail sur | « Anatomie et la Phy: siologie Pathologique de la rétention d'urine ». Cette admirable étude, comprenant une partie expérimentale et une partie clinique, est restée classique.

Dans le « Traité de Chirurgie », à l’article Prostate, il étudia la pathogénie de la rétention d'urine chez les prostatiques. Il donne la sclérose de la vessie comme cause de la rétention dans les cas anciens, dans les autres, il donne l’inhibition ; il démontra que la contractilité vésicale, chez la plupart des prostatiques, n’est pas réellement perdue, et que la prostatectomie peut faire renaître la contractilité vésicale nécessaire pour expulser l'urine.

Il s’occupa de l’étude de la physiologie pathologique des rétentions rénales dans l'hydronéphrose, pyélonéphrite, tuberculose et cancer, en montrant que l’arrêt de la sécrétion est déterminé par la congestion rénale produite par l'augmentation de pression urétérale.

Moyens d’Exploration de l’Appareïil Ürinaire LA CYSTOSCOPIE.

Par mon enseignement à l'Hôpital Necker, dit Albarran, par mon livre. par mes leçons publiées,

ÉD

je me suis efforcé de faire connaître ce nouveau et admirable moyen de diagnostic, de lui assigner sa - véritable place, et de done les différentes lésions de la vessie vues au cystoscope. »

Ce fut en effet lui qui perfectionna la cystoscopie en France ; il en fut même, peut-on dire, lintroducteur, car cette méthode était très mal connue avant ses recherches personnelles. Voici encore un paragraphe écrit par lui : « Nous croyons être le seul chirurgien en France qui ait extirpé avec le cystoscope opérateur une tumeur de la vessie. Ce procédé peut rendre d'utiles services, dans certains cas de papillome de la vessie ».

Il s’occupa aussi de la Chromocystoscopie en lui attribuant beaucoup moins d'impartance que les auteurs allemands.

LE CATHÉTÉRISME URÉTÉRAL

C'est grâce à Albarran que le cathétérisme des urétères est entré dans la pratique urinaire des chirurgiens de tous les pays.

Le Professeur Poirier fut le premier qui réussit, une fois, à cathétériser l’urétère chez l'homme.

Ce n'était que très difficilement qu'on arrivait, avec les cystoscope de Nitze et Casper à pratiquer le cathétérisme des urétères. Ces difficultés étaient trop grandes pour que ce procédé magnifique entrât dans la pratique.

En 1897, Albarran présenta son cystoscope urétèral à l'Académie de Médecine. | Il avait eu l'idée d’accoler au cystoscope ordinaire de Nitze, un tube destiné au passage d’une fine sonde en gomme, et il inventa un petit levier (on-:

glet d'Albarran) qui permit de guider facilement l'extrèmité de la sonde.

C'est grâce à cette ingénieuse découverte qu'on peut recueillir séparément l'urine de chaque rein el par suite de diagnostiquer le rein atteint.

Nous allons résumer d’après le travail d’Albarran, les cas dans lesquels le cathétérisme des urétères peut rendre service ; on comprendra mieux ainsi l'importance de sa découverte.

Par le cathétérisme des urétères on peut :

Reconnaître l'existence des calculs de lurétère, leur siège, les déplacer, arrêter les coliques néphrétiques.

Déterminer le siège et le calibre des rétrécisse ments des urétères.

Dans les fistules urétèro-vaginales, on peut déterminer le côté de la fistule ; la perméabilité du conduit, les guérir par la sonde à demeure.

Albarran diagnostiqua pour la première fois grâce au cathétérisme urétèral la pyo-urétère et l’urétèrhydrose. |

Dans les rétentions rénales on diagnostique la perméabilité urétèrale, la quantité et la nature du liquide de la rétention, grâce également au cathétérisme urétèral. Lui, diagnostiqua le premier, et par le mime procédé, le cancer de l’urétère et du bassinet. On peut également explorer les fonctions rénales, comparées des deux reins.

Le cathétérisme des urétères est employé pour le traitement des pvélites, pour vider les pronéphroses et hydronéphroses, pour dilater les rétrécissements urétéraux.

Enfin, les services qu'il rend pour le diagnostic de la tuberculose rénale sont inappréciables.

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