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EXPLORATION DES FONCTIONS RÉNALES

Il appliqua à la chirurgie urinaire la plupart des procédés d’explorations rénales, le bleu méthylène, la cryoscopie, la glycosurie phloridzique. Ses recherches furent les premières sur le fonctionnement comparé des deux reins dans les différentes maladies, et ses conclusions furent acceptées par tous les auteurs.

Il montra que « le rein malade a un fonctionnement plus constant que le rein sain, que son fonctionnement varie d'autant moins, que son parenchyme est plus détruit ».

Il réussit un des premiers en France, avec M. Contremoulin, à obtenir une belle épreuve radiographique de calcul rénal double.

Il classa les calculs des reins d’après leur degré de transparence aux rayons. :

Voici sa classification : Les calculs uriques, les plus transparents. Les phosphatiques ensuite et les oxaliques, les plus opaques.

Il appliqua, après Bianchi inventeur de la phonendoscopie, ce procédé, à l'étude des maladies des reins.

Pathologie Générale

IH s’occupa longuement de l'hypertrophie compensatrice, en Pathologie Rénale.

Il étudia l’hypertrophie compensatrice dans le rein opposé à celui qui est malade, dans les lésions unilatérales et dans le rein malade lui-même.

Il démontra contrairement à l'opinion de Tuffier, Mautée, Tillmans, que l'hypertrophie compensatrice était due, non à la néoformation, mais à l’augmentation de volume des canalicules et glomérules urinifères préexistants.

- Il fit de très intéressantes études sur les cytotoxines rénales, et arriva aux conclusions suivantes :

« Les cytotoxines rénales déterminent des accidents variables suivant la préparation qu’on injecte, mais il n'existe pas de cytotoxines d'affinité spécifique pour le rein. »

L'étude de la genèse des tumeurs intéressa également Albarran. Il accepta la théorie irritative et non pas celle de monstruosité du développement cellulaire, ni celle des débris embryonnaires. Il fit une classification des tumeurs basée sur la « spécificité cellulaire et sur la transformation de tumeurs bénignes en malignes. »

Les /nfections Ürinaïires

Ce chapitre offrit à. Albarran l’occasion de montrer ses grandes connaissances bactériologiques. Clado avait décrit en 1887 la bactérie septique, Albarran la retrouva en 1888, et l’appela la bactérie pvogène. Il trouva ce microbe dans les parois de la vessie atteinte de cystite, dans les abcès miliaires des reins, dans le parenchyme rénal en cas de néphrite diffuse, et dans un abcès périnéphrétique. Expérimentalement il réussit à reproduire les lésions trouvées chez l'homme.

Les résultats expérimentaux et les constatations anatomo-pathologiques lui permirent d'arriver à d'intéressantes conclusions dont la principale est la suivante À

« Cet organisme pyogène et infectieux agissant sur le rein cause les diverses lésions de la néphrite suppurée soit qu'elle remonte directement du bassinet dans le tissu rénal, soit qu'apporté par le sang elle se localise sécondairement dans la substance cor-

ticale. »

Il découvrit le colibacille dans la néphrite des urinaires et fit d'importantes études sur les néphrites infectieuses expérimentales, sur les néphrites microbiennes, chez les urinaires, sur la sclérose rénale d’origine microbienne, sur la fièvre urineuse, sur la suppuration rénale et sur les infections péri-rénales. Dans ce dernier travail il démontra le premier que les abcès périnéphrétiques de cause rénale étaient dus au passage des micro-organismes contenus dans lappareil urinaire.

Il démontra également que les microbes pouvaient pénétrer à travers la capsule rénale de dehors en dedans. :

Avec Hallé il étudia les infections, vésicales ; les agents de l'infection vésicaäle, les voies d'accès des agents infectieux, les effets variables des infections de la vessie.

Ses études sur les infections urinaires anaérobies furent les premières. En 1898, il trouva le perfringeant. C'est avec Albarran que le Professeur Guyon décrivit la gangrène urinaire d’origine microbienne, jusqu'alors inconnue, et différente des infiltrations gangréneuses d'urine.

OS ocre

Il fit avec Hallé les premières recherches sur les microbes des abcès urineux. I étudia le rapport existant entre la forme circonstrite ou diffuse de l’abeès et les microbes trouvés dans les pus.

Il fit des recherches avec la tuberculine: de Koch dans la tuberculose génito-urinaire, et conclut à la nullité d'action de Là tuberculine dans le traitement de la tuberculose urinaire. (

Il étudia expérimentalement l’antisepsie du chiruroien, du malade et des instruments.

Il dota la chirurgie urinaire de deux antiseptiques qui furent employés par beaucoup de chirurgiens, : le formol à chaud et l’'oxycyvanure de mercure.

Pathologie Spéciale de f’Apporeil Ürinaire

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