HYPOCRISIE ENVERS LES OUVRIERS
“ Je'vois que les ouvriers n'ont: pas été traités pat l’ancien gouvernerÿe nt.avec | la considération à laquelle ils avaieut droit... Toute mesure qui aura pour . but d'améliorer le sort de la classe ouvrière, de lui rendre la vie plus heureuse, recevra mon cordial et- sincère appui.” (Programme
Grenier.)
O blague, voilà de tes coups! M.
Grenier, qui voulait écraser les ouvriers alors qu’il ne croyait pas én avoir besoin, se met aujourd’hui à leurs genoux. C'était sahs doute pour leur rendre la vie plus heureuse qu'il leur a voté constamment une dimiuution de salaire chaque fois
qu’il a pu le faire.
Séance du Conseil, vendredi, 17 Déc, 1875.
Proposé par l'échevin David, secondé par !
l'échevin Nelson :
Qu'un tarif uniforme soit établi pour les journaliers de la corporation pour cet hiver.
En amendement, proposé par l’échevin Clendinneng, secondé par l'échevin Hood :
Que cette motion soitamendée en y ajoutant: que ce tarif ne s'applique qu'aux journaliers employés aux nouveaux tra-
que ceux maintenant employés soient con.
tinués aux mêmes salaires, sa e
Pour : Robert, Roy, Chapleau, GRENIER, Destnartenu, Stephens, Clendinneng, Hood, et autres—]4,
Core : David, Nelson et autres—9 Séance du 21 Décembre 1875.
Proposé par l'échevin David, secondé par l’échevin Nelson :
Que la résolution dé la. dernière séance:
soit reconsidérée. :
En amendement, proposé par l’échevin
Stephens, secondé par l'échevin GRENIER, il a été résolu :
Que la réserve mentionnée en la résolu
tion du Conseil référée dans la motion ci.
haut ne s'applique seulément qu'à 110 em-
ployés dans le département des chemins et de l’eau, tous autres avant être payés 7!
cents de l’heureet les 110 comme employés, permanents, Q cents de l'heure.
Séance du 8 Octôbre 1877.
Proposé par l’échevin Laberge, secondé par l’échevin Laurent : — .
Qu'à l'avenir les résidents ‘dé cétte ville.
qui paient des taxes soient employés #ux travaux de la corporation d Préférence à ceux qui restent en dehors de cette. | cité et ne paient pas de taxes.
En améndement, proposé par l'échevin Stephen, secondé par l'échévin Mercer :
Que cette motion soit laissée sur la table:
pendant six mois !!
POUR : Robert, Melançon, Mercer, Nelson, GRENIER, Stephens et autres—15.
ConrRe : Chaussé, Laberge, Laurent, Gauthier—4.
Proposé par l’échevin Chaussé, secondé par l’'échevin Laberge:
Que les journaliers soient payés 90 cents par jour depuis cette date jusqu'au 1er avril.
En amendement, proposé par l’'échevin Stephens, secondé par l’échevin. Laurent ÿ:
Que cette motion soit renvoyée à six mois ! !
Pour : Robert, Laurent, Stephens, Nel.
son, Mercer, Childs, GRENIER et autres.
CONTRE: Chaussé, Laberge et autres—5
Voilà donc une question de réglée, hormis que l'on y ajoute la remarque qué si M. Grenier à toujours été disposé À écraser le pau-
vre ouvrier, il a été également disposé à soutenir le riche contre le pauvre, lès gros salaires d’em- Sa contre les petits salaires ‘ouvriers. Lundi soir, le 15, il nous .n 4 donné une nouvelle preuve. Tin