‹ Le Program[me] de M. Crenier [i.e. Grenier] [microforme]Chapitre 3 sur 21 · PEUT-ON PRIVER MONTREAL DE SES :COMMUNICATION AVEC L'OUEST · texte numérisé non relu

PEUT-ON PRIVER MONTREAL DE SES :COMMUNICATION AVEC L'OUEST

“ Le plan de la Commission etait d'isoler Montréal, de la priver de connection directe avec Québec 8T AVEC L'OUE8T."” (Programme Grenier.)

Nous payons M. Grenier s'il déclare savoir ce qu'il veut dire par priver. Montréal de communication directe avec l'Ouest. N'avons-nous pas lé chemin de Montréal à Ottawa que Québec ne peut pas nous ôter? En supposant mêmé que le chemin de bu ne vienne pas du tout à Montréal, céla nous ôterait-il nos communications directes avec l'Ouest ?

40. LE GOUVERNEMENT. VOULAIT-IL UNE LIGNE DB TERREBONNE A STE. THERESE ?

4 1] ne faut pas se le dissimuler, le plan de l’ancien gouvernement était toujours de faire la jonction des deux chemins à Ste. Thérèse.” (Programme Grenier;.

Comment M. Grenier qui se prétend honnête homme peut-il dire cela,;quand ce même gouvernement s'est obligé par la loi de 1875 à amener le détati de. Québec à Montréal et à faire à Montréal la jonction avec celui d'Ottawa ? Voici cette clause de la loi :

10. Un chemin de fer sera construit partant du port de Québec et s'étendant depuis l’eau profonde dans le dit port vi Montréal, au point dans le comté de Pontiac qui paraîtra le plus avantageux, etc.

(38 Vict. chap. 2).

Il existe une autre déclaration non moins énergique et claire de lintention du gouvernement DeBouchérville. En réponse au Bureau de Commerce de Québec, l’hon. M. DeBoucherville a déclaré ce qui suit en date du 9 FEVRIER 1878 :

A Weston Hunt, écr., et aux membres du Bureau de Commerce de Québec.

Messieurs,

Les résolutions du Bureau de Commerce de Québec, passées le cinquième jour de février courant, et qui m'ont ét& commuüniquées, ainsi qu'à mes collègues, le sept du même mois, ont été examinées avec soin.

Elles sémbleraient inviter le gouvernement à considérer l'opportunité de faire certains chaugements dans le tracé du chemin de fer Québéc, Montréal, Ottawa et ‘Occidental de manière à obtenir une communication plus directe et plus économi- ‘que dé Québec avec Ottawa et l'Ouest. |

Si le gouvernement était Libre d'exatniner la question comme question a%straite entièrement détachée de toute législation antéricuré et dé tous contrats aussi antérieurs, il Jourrait trouver que la ligne que vous suggérer est, en effet, la plus courte entre Québec et Ottawa.

Mais votre bureau est respectueusement informé que, en vertu de la législation existante,par laquelle le gouvernement est obli- 46 de construire une ligne de chemin de fer depuis l’eau profonde dans lé port de ‘Québec vid la ville de Montréal, jusqu'à un endroït quelconque dans le comté de Pontiac, où elle pourra traverser la rivière Ottawa et se relier avec le chemin de fer du Pacifique Canadien par {'embranchement de la Baie Georgienne, il est émpossble

maintenant de faire la déviation qui est pro-

:posée.

Sous ces circonstances, le gouvernement 8e trouve, comme je l'ai dit, dans l'impossibilité de modifier le traité originaire en- ‘tre ces corporations et le public, en vertu ‘duquel la corporation de cette ville, en 1870, et celle de Montréal, en 1872, ont promis l'aide dont j'ai parlé plus haut, traité que le gouvernement est mainteant TENU EN HONNEUR DE MET- TRE A EXECUTION.

Je puis dire, en concluant, que c'est l'intention bien arrêtée du Gouvernement de respecter les arrangements primilifs convenus ‘avec ces corporations, el Le public de s'y con-

{former slrictement.

J'ai l'honneur d’être,

Messieurs, Votre très-obt. serviteur, (Signé,) C. B. DeBoucHervices.

Si l’on veut une nouvelle preuve de la politique du gouvernement DeBoucherville à l'égard de Montréal, l’on m'a qu’à référer à

la discussion en chambre à propos d'un bill pour incorporer une compagnie entre Ste. l'hérèse et Terrebonne. M. Joly et le parti libéral ont soutenu ce bill, tandis que le parti consqrvateur a réussi à le tuer,

En voici la preuve prise dans les journaux de la Chambre,

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