ÏO THESES ET PLAN DE L OUVRAGE
hommes d'étude. Sans entrer dès maintenant dans le détail, c^'est ainsi que M. Fabbé Naudet s'est fait Fardent propagateur des doctrines de M. Fabbé Loisy ; que le Sillon renchérissait sur elles ; que M. Fonsegrive patronna toutes les erreurs; que r Univers lui-même se montra favorable à l'américanisme et sympathique ê^ux chefs d'école les plus dangereux.
D'autre part, les intellectuels vivant en dehors des partis et des luttes politiques, comme M. Fabbé Laberthonnière, M. l'abbé Denis, directeur des Annales de philosophie, M. Blohdel, et les autres, ont cherché un appui et trouvé un moyen de propagande dans leur alliance avec les démocrates, tandis que M. Fabbé Loisy plaçait ses audacieuses théories sur Févolution de FEglise sous les auspices de Léon XIIL
Pendant ce temps, lès hommes de tradition et de doctrine se sont trouvés réduits à l'impuissance, par ce fait qu'étant restés à l'écart du ralliement on les suspectait d'opposition aux directions pontificales. Gela donnait beau jeu aux propagateurs des fausses doctrines; ils triomphaient aisémeiït devant les catholiques intimidés, en traitant leurs .contradicteurs de réfractaires .
On constate même qu'en certains cas les organes •du ralliement se sont portés vers les nouveautés religieuses, par ce motif que les réfractaires les combattaient.
C'est aussi de peur de paraître réfractaires à l'esprit de ces Directions que beaucoup ont ménagé les novateurs, les ont excusés, protégés- Ceux-ci n'ont échappé à des condamnations plus nombreuses et plus sévères que grâce au ralliement. Pour sauver