THÈSE II
QUOIQUE LE SOUVERAIN PONTIFE LEON XIII A.1T CONDAMNE: PLUS d'une FOIS LE LIBERALISME GOMME SES PRÉDÉCES- SEURS, ET l'ait réfuté avec UNE GRANDE FORCE DANS SES ENCYCLIQUES, SA POLITIQUE A CONSIDÉRABLEMENT FAVORISÉ LA DIFFUSION DE TOUTES LES ERREURS SOCIALES; ET RELIGIEUSES QUI SONT, A NOTRE ÉPOQUE, AUTANT DE- FORMES DU LIBÉRALISME.
Les preuves à développer sont celles-ci :
L'époque du ralliement marque la date à laquelleces erreurs, contenues jusque-là, ont commencé de s'épanouir.
Elles ont été défendues et vulg-arisées par la plupart des zélateurs du ralliement, parce qu'ellesfournissaient à leurs théories politiques l'excuse philosophique et scientifique dont celles-ci avaient besoin.
Il importait, en effet, à ces interprètes de la politique pontificale, de prouver que le ralliement n'était pas simplement une tactique, un expédient, mais une évolution de l'Eg-lise vers de nouveaux horizons intellectuels, politiques et sociaux. C'était pour eux le moyen de subjuguer l'opinion.
En conséquence, ces fauteurs du ralliement se sont raccrochés à toutes les théories philosophiques et théolog-iques capablesde justifier leur prétention.
Les hommes d'action ont naturellement accepté de confiance les systèmes que leur offraient les