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des enfants, parce qu'elle n'en sent que le fardeau; plus triste si elle n'en a pas, parce qu'elle en sent l'absence au vide de son cœur, sa vocation l'opprime et l'ennui tombe sur elle; il se fait au foyer son hôte de chaque jour; il entre au fond de son âme pour lui rendre la vie amère. Et parce que le mal répond au mal comme l'abîme à l'abîme, et que l'ennui sorti du désordre enfante d'autres désordres; l'abjuration des devoirs de la maternité pousse comme une pente fatale à l'abjuration de la fidélité : et celle qui ne sut pas être une mère dévouée, ne saura même plu,-; être une épouse fidèle !... Ah! Messieurs, détournons nos regards et nos cœurs de ce spectacle qui nous attriste : cette femme qui n'a su porter l'honneur ni conquérir la joie de sa maternité, laissons-la passer sous le poids de vos mépris et sous le fardeau de ses hontes; j'allais dire, sous l'opprobre de ses adultères ! Ou plutôt, tendons-lui le cœur et la main pour l'aider à se relever de ses abaissements, et montrons-lui pour l'encourager ce qu'elle aurait pu être et ce qu'elle peut encore devenir en rouvrant son cœur uu sacrifice. Et pour lui faciliter l'accom-
plissement d'un devoir qui est le vôtre aussi, jurez tous de ne jamais abuser de votre puissance pour imposer à la faiblesse la complicité d'un crime qui déshonore la maternité et la paternité tout ensemble ; crime abominable, au dire del'Écriturejdoubleprévarication où c'est la famille qui périt dans ses racines, et où c'est la vie humaine elle-même qui meurt tuéeavant d'avoir pu naître dans des voluptéshomicides!
Revenons à la mère telle que la fait le christianisme, alors qu'il prend de son cœur et de son âme une possession complète. Même sous la seule inspiration de lanature,lamère, quand le mal ne l'a pas envahie, trouve déjà dans son cœur pour les dévouements de la maternité d'admirables instincts. Mais quand elle a passé par les saintes transfigurations de la croix; quand elle a trempé son âme aux eaux fécondes du sacrifice ; elle y trouve la force d'en réaliser le plus parfait idéal ; et le Dieu du Calvaire semble lui donner, pour multiplier ses enfants et féconder la famille, la puissance du miracle.
Jeune encore, avant qu'aucun souffle n'ait altéré la virginité de son cœur, elle a identifié
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dans son âme ces deux choses qui n'en font qu'une, le christianisme et le sacrifice. La religion entra dans sa vie comme une révélation du dévouement. Sa piété s'est épanouie sous les regards de l'Agneau immolé pour le salut de tous ; et lorsque, pour la première fois, elle ouvrit à cet Agneau son cœur pur comme un tabernacle d'or; lorsqu'elle lui fit le premier hommage d'un amour embaumé de pudeur, de grâce et de chasteté; qui peut dire les révélations que le Dieu du sacrifice fit de lui-même à la vierge chrétienne? Combien ce jour-là, dans les joies de ces premières noces avec l'Agneau divin, ont entrevu et aspiré le sacrifice, comme la plus haute vocation et le plus céleste idéal de leur vie de la terre !
Aussi lorsque la jeune chrétienne que Dieu n'a pas prédestinée àThéroïsme de la virginité, regarde l'avenir en cherchant sa vocation ; lorsque son imagination, précipitant les jours et devinant la Providence, lui montre dans un temps plus ou moins proche, comme centre de sa \ie terrestre, un mariage couvert de la bénédiction de l'Église et de Dieu ; si cette enfant dans son cœur d'ange fait des rêves (et où
est la jeune fille qui n'en fait à dix-huit ans?) règle générale, ce sont des rêves de dévouement. A travers les ombres heureuses qui voilent encore à son âme une part de ses austères devoirs, elle voit briller comme un astre d'espérance la gloire de la maternité; elle aura un mari aimé en Jésus-Christ et pour toujours ; elle verra de petits enfants la reconnaître à son sourire; elle les entendra répondre à sa voix et l'appeler de son nom ; elle sera heureuse de leur faire une joie de toutes ses souffrances, un bonheur de tous ses sacrifices !
Telles sont lesaspirations, tels sont les rêves de la jeune chrétienne instruite aux leçons du Calvaire, avant que le mariage ait fixé son cœur et décidé son avenir. Et lorsque le Sacrement est venu mettre à sa vocation le sceau de Dieu par la main de l'Eglise, et que les rêves de l'enfant vont devenir bientôt les réalités de la mère; lorsque les jours en se bâtant lui ont amené sa destinée, et que déjà la grande heure de sa maternité est proche; oh! combien de fois, en mettant sur son cœur dans le mystère de la communion l'Agneau du sacrifice, elle a cru sentir le fruit de ses entrailles tressaillir
au contact du Christ, et s'est écriée comme Elisabeth dans un enivrement sacré : Exultavit infans in utero! Et savez-vous quels sont alors les songes dorés, les délicieux pressentiments, les sublimes pensées de cette femme transfigurée par le Christ? Elle se dit : Voici venir l'heure du sacrifice; encore quelques jours, et ma vie va devenir un dévouement qui ne finira plus : ce petit être que je sens vivre dans mes entrailles et reposer près de mon cœur, ah! comme je le comblerai, non-seulement de mes tendresses, mais de mes larmes; non-seulement de mes caresses, mais de mes sacrifices !
Oh ! qu'ils sont saints, oh ! qu'ils sont purs les rêves de la femme chrétienne à la veille de sa maternité première! Rêves charmants, peints d'avance dans son imagination, et qui demeurent peints dans sa mémoire quand ils sont devenus des réalités plus charmantes encore! Ah! ce qu'alors cette mère- selon le cœur du Christ trouve de courage, de force et d'abnégation dans cette religion qui a pris possession d'elle ; ce que son Dieu lui met au cœur chaque jour, surtout à l'heure mys-
térieuse de la communion; ce qu'elle puise à son autel d'intarissables dévouements pour l'accomplissement de ses devoirs; ce que du fond de ces sacrifices elle fait jaillir de joie et pour elle et pour tous; il faudrait, pour le comprendre et le dire, avoir la voix d'un ange et le cœur d'une mère ! Nous n'avons ni l'un ni l'autre : du moins pouvons-nous dire que comme l'égoïsme fait déchoir la femme mondaine de tout l'honneur, de toute la dignité et de toute la joie des vraies mères, le sacrifice élève la femme chrétienne à toute la hauteur de ses fonctions, et lui prodigue toutes les joies qui naissent pour elle de leur parfait accomplissement.
La femme mondaine a peur de souffrir : elle fuit les enfantements douloureux; la femme chrétienne ne se croira jamais trop mère : et jamais elle ne pensera avoir assez souffert pour le bonheur de ses enfants, pareille à celles que l'on rencontre encore partout dans les populations chrétiennes du Canada, et qui estiment que dix ou douze enfants sont à peine assez pour l'honneur et la joie de leur maternité : fille d'Eve prévaricatrice, mais
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instruite aux leçons du Christ réparateur, elle accepte sans murmure la loi proclamée sur notre berceau; à force de courage pour braver la mort et de dévouement pour donner la vie, elle répond par tous ses enfantements à tous les appels de Dieu. Si parfois en regardant l'avenir elle s'émeut sur le sort de ses enfants et sent à cause d'eux une crainte l'envahir, elle élève à Dieu son regard et son cœur; elle se souvient qu'il y a au ciel une Providence qui n'oublie pas même les petits oiseaux; et elle se dit confiante et tranquille : « Dieu me les u donnés; Dieu les bénira. »
Courageuse et dévouée pour donner la vie, elle l'est encore plus pour la nourrir et l'élever. Jusqu'à constatation d'un danger certain, elle garde cette ambition naturelle à toute mère : nourrir ses enfants; son cœur ne consent pas à mêler dans leurs veines à la pureté du sang ingénu l'alliage d'un sang mercenaire; si sa 'vie s'épuise de tout ce qu'elle donne d'ellemême, elle trouve que ses épuisements seront trop heureux s'ils deviennent la vie, la force et la beauté de ses enfants. Mais ce qu'elle aspire avec le plus d'ambition, ce qu'elle eu-
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treprend et poursuit avec le plus de dévouement, ah! c'eut après avoir mis dans la chair d'un enfant sa substance et son lait, de mettreson âme dans son âme et son cœur dans son cœur par le travail de l'éducation. Élever un enfant, le façonner, le sculpter à force de soins et de fatiguesà la plus grande ressemblance du Christ, oh ! quelle vocation pour la mère chrétienne, et pour l'accomplir quel héroïsme de dévouement! Oh! dit-elle alors dans ce coeur où le Christ et la nature lui font un même appel : « Adieu les spectacles, adieu les plai- » sirs, adieu les fêtes ; mofl spectacle c'est de « regarder mes enfants; mon plaisir c'est de « les embrasser; ma fête est d'assister à leur « bonheur, et ma joie de me donner à eux.
« Ah! que le monde me laisse; qu'il ne me « dérobe rien des moments que mon amour « doit tout entiers à ces chers petits êtres. « Malheur à moi, si je livre au plaisir i' ,c « heures du -acrificc : trop heureuse de former « de tous mes dévouements ces enfants que « la Providence a fait tomber dans mon sein « comme le plus beau présent de son amour.»
Alors quels soins, quelles veilles, quel travail,
quelles fatigues, quels gémissements, quelles larmes peut-être, consacrés par ce vrai cœur de mère à la formation de ses enfants !
Ainsi la mère chrétienne s'élève par le sacrifice à la hauteur et môme au-dessus de ses plus austères devoirs : et quand elle a, selon le vœu de la Providence, enfanté de ses douleurs, nourri de sa substance et élevé par tous ses sacrifices une famille nombreuse; oh!
qu'elle est belle la mère de famille entourée de la jeunesse et de l'éclat de sa chaste gêné* ration ! Quam pulchra est casla generalio cum clarilate! plus belle que le palmier qui s'élève au penchant du Thabor couvert de son splendide feuillage ; plus belle que l'olivier déployant au soleil ses rejetons en fleurs; plus belle que la rose qui s'est épanouie au milieu des épines; oui, plus belle est la mère chrétienne dans l'épanouissement de sa vie : rose vivante couronnée de toutes ses feuilles, ornée de toute sa beauté, brillant de sa fraîche et naturelle splendeur ! Ah ! Messieurs, vous parle? de la beauté, et vos cœurs facilement s'émeuvent sous le coup de son regard ; sachezle bien, la mère n'est jamais plus belle que
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quand elle nous apparaît au foyer domestique, ornée de ses enfants, embelli*' de ses doreurs, montrant à son front dans le sillon dâ ia souffrance et dans le stigmate du. sacrifice, le complément de l'humaine beauté;, ce je ne .quoi d'achevé que nulle fiUe d'Kve ne peut porter bip- un front où la douleur n'a pa~ son
Mais, Messieurs, ce qui fleurit surtout sous ce toit généreux qui abrite le sacrifice, il lu ni. le dire ici poi lOUFftgei las âmes trop fai-
bles devant ie devoir et la souffrance : c'est, la plus suave fleur de ia vie; c'est la joie de la rnèro féoonde et, de la OmilU nombreuse!
Cette ii^. .dont vouspouvezcontem[)ler]'écl;d, a un arôme comparable à sa beauté; elle
mbaumo elle-même et la famille avec elle i parfums; car la joie qui
partout le fruit du sacrifice, brille à tous les fronts parce quelle est au fond de tous
.o-s.N'ai-je pasdil unparadoxe?<Juûi,lajoie, dans la famille nombreuse IQu ' se pres-
sent tant d'être voues a la loi de douleur; là où les gémissements semblent se multiplier avec les êtres qui naissent pour pleurer; là OÙ
la mort a tant de chances pour accroître les regrets avec les funérailles : quoi ! là le bonheur trouverait asile, et la joie viendrait établir sa demeure! Oui, Messieurs, n'en doutez pas; si la loi du sacrifice acceptée sans réserve a multiplié la vie ; si tous ces fils de la douleur grandissent sous les influences du Calvaire et sous les regards du crucifié; il y a parmi tous ces petits êtres comme un mutuel rayonnement de tendresse et d'amour qui multiplie la joie de tous par la joie de chacun ! S'il y a des exceptions, la règle subsiste ; et la règle la voici : joie et félicité aux familles nombreuses ! Ici peut-être une incrédulité se prend à sourire; elle dit : je ne crois pas à ce mystère. Vous n'y croyez pas! Eh bien! je crois, moi, à ce doux mystère qui fut le premier bonheur de ma vie. Même après les ravages que la mort a faits autour de notre cœur, à travers la distance des jours évanouis, ah înousle sentons encore, comme un parfum venu de loin, ce bonheur d'avoir eu de doux frères et d'angéliques sœurs ; alors surtout que le plus faible de tous on eut plus de raison de craindre pour son propre cœur le malheur de la solitude! Oui, j'y crois
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de toute mon âme à cette joie de k famille féconde ; et bien que depuis longtemps sevré de ce charme de la vie, mon cœur a pu goûter encore le bonheur de retrouver dans les autres unejoie qu'on ne retrouve plus pour soi. Partout où le Bdèle accomplissement de la loi du %er a lait la vie riche et abondante, heureux encore de m'associer au bonheur d'autrui, j'ai pu sentir ces joies pures et naïves que l'on rencontre si peu sous ces foyers où l'égoïsme a rendu la vie rare. Si j'ai trouvé des différences, si là aussi j'ai senti la nuance, c'était la différence dans le bonheur, c'était la nuance
dans lajoie! Et au centre de toutes ces joies rayonnant les unes sur les autres, j'ai vu la joie de la mère portant dans son cœur dévoué le principe et le foyer de toutes les joies- et je
me suis écrié .-«Mon Dieu, mettez ie sacrifice au cœur de toutes les mères; et que lajoie en sorte avec la vie pour le bonheur de la famille et le progrès de l'humanité ! »
Messieurs,
■ Apres avoir montre le rôle respectif du père el de la mère dans la famille chrétienne,
j'aurais dû, pour donner à oe sujet son légitime couronnement,parler aussi du rôle de l'enfant, la troisième personne de la famille humaine cette trinité créée : le temps ne l'a pas permis; et d'ailleurs il eût fallu, pour bien montrer dans la famille la vocation de l'enfant, traiter directement de l'éducation, que je n'ai touchée qu'au passage. Je m'arrête donc, et je termine par ce discours ce que je voulais vous dire sur le progrès par Jésus-Christ considéré au point de vue de la vie domestique. Je suis -f bien loin d'avoir dit tout ce qu'un pareil sujet eût inspiré à un esprit moins incapable; j'espère du moins en avoir dit assez, pour voue faire comprendre ce qui était le but de cette prédication, à savoir, que là, au foyer domestique habité par le Christ, se trouve le grand secret de ce progrès que nous cherchons.
Et maintenant, Messieurs, si vous voulez mieux voir par vous-mêmes oe que le christianisme afait partout pour l'élévation de l'humanité et le progrès de la société, je vous dirai : Regardez dans la lumière de l'histoire, à tous les points de l'espace et de ladurée,cette incomparable création, la famille chrétienne;
arbre séculaire qui a ses racines au berceau du genre humain, et sur lequel la vie de Jésus- Christ greffée par la main de l'Eglise s'est épanouie avec une beauté, une splendeur et une fécondité que quatre mille ans de croissance n'avaient pas connues. Voyez de tous côtés,àtravers toutes les dégradations de l'humanité déchue, apparaître ces modèles de la vie chrétienne créés dans la famille par le christianisme, et dont le génie s'est plu à graver dans la peinture, dans la poésie, dans l'éloquence, les types impérissables : le père chrétien et la mère chrétienne; le mari chrétien et et l'épouse chrétienne ;le fils chrétien et la vierge chrétienne ! types radieux de la vie agrandie par la famille, dont la gloire jette dans notre histoire un éclat si suave et si pur! Ou plutôt ne vous contentez pas de regarder dans l'histoire : allez, pénétrez vOtls-mèmes par la pensée et le cœur dans le sanctuaire le plus intime de la famille chrétienne; faites mieux encore : entrez en personne sous les toits privilégiés qui offrent encore de nos jours ce spectacle qui a ravi les siècles écoulés ; et là, contemplez non plus seulement sur des
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images,mais dans la réalité vivante,Ie miracle de grandeur que Jésus-Christ accomplit au foyer qu'il habite; voyez toute cette société domestique prosternée dans une même foi et une même adoration devant l'image de Jésus- <'lirist,grande de cette grandeur.belle de cette beauté qu'elle adore; voyez au front du père de la mère, de l'enfant, le reflet de l'Homme- Dieu;etsur ces trois personnes qui composent unité de la famille comme une irradiation de a grandeur, de la beauté, de la suavité et de 1 unité des trois personnes divines; voyez enfin toute cette famillesi rayonnante et si pleine de Jésus-Christ,environnée de serviteurs et de servantes associés à la même gloire et transfigures dans la même lumière; domesticité véritable inconnueaux foyers sans christianisme, où l'on trouve encore des mercenaires mais plus de domestiques : et dans la lumière qu'une telle vision envoie aux intelligences digues de contempler ces grandes choses et d'en entendre la voix, mesurerai VO us Je pouvez, la portée sociale de celte création chréfienne-demandez-vous ce qui doit advenir de la société entière, lorsque chaque foyer devient uo sanc-
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tuaire où la vie humaine, à force de connaître, d'aimer et d'adorer Jésus-Christ, se fait partout à son image et s'élève à sa hauteur : alors il vous sera révélé pourquoi l'Eglise catholique, si ambitieuse de tous nos vrais progrès, exerce dans la famille une action si opiniâtre, si dévouée, si profonde !
Aussi, avec quelle divine sollicitude elle travaille à la conservation, à l'agrandissement, à la perfection de la famille chrétienne! de quelles tendresses elle environne le berceau de l'enfance, de quelle vénération les tombeaux des ancêtres, de quels dévouements le foyer où la famille s'élève sous les regards de Dieu! Que ne fait-elle pas pour y sauvegarder l'autorité despères, le dévouement des mères, l'obéissance des enfants, la sainteté de tous ! Quelle vigilance sacrée n'étend-elle pas jusqu'aux sources mêmes de la vie humaine! De quelle pureté elle voudrait y honorer ce ministère de la paternité et de la maternité profané par des égoïsmes, qui font fuir avec la pudeur chrétienne les anges gardiens de la sainteté domestique! Puissance et autorité paternelle; amour et dévouement maternel;
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obéissance et tendresse filiale; pureté et chasé conjugale; famille chrétienne enfin : oh!
qui . ii voue protège, qui vous
aime comme l'Eglise catholique? Comme elle vou« couvre de son regard ! comme elle vous ;iraon sein! comme elle voua porte dans son cœur! Ahîpuissiez-vous sous ce regard, sur ce sein et dans ce cœur de mère, croître de plus en plus par Jésus-Christ Notre-Seigneur! Ce fut le pêvq de cet apostolat; et c'est le souhait de mou cœur ambiti* du bonheur de mes frères, de la gloire de ma patrie et du progrès da l'humanité !