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canon rayé? Et qui donc parmi les chrétiens ■
se pose aujourd'hui à l'encontre de tous ces
chefs-d'œuvre de la civilisation matérielle? La
civilisation 1 Est-ce celle que nous avons défi-
nie : la culture des âmes et le perfectionne-
ment des hommes? Et qui plus que l'éducation chrétienne a l'ambition de réaliser l'une et
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l'autre ! Si, comme on se plaît à le proclamer, notre civilisation n'est qu'une nouvelle expan-
sion de la vitalité du christianisme, que peut-on craindre du progrès de l'éducation chrétienne,
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1 c'est-à-dire de la propagation du christianisme
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dans l'humanité par l'âme et par le cœur de
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vos enfants ? — Mais vous repoussez nos insti-
tutions. — Quelles institutions, je vous prie?
Est-ce la liberté? est-ce l'égalité? est-ce la fra-
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térnité ? Eh qui donc, si ce n'est le christia-
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nisme, vous a révélé le vrai sens de ces mots? et qui encore si ce n'est lui peut vous empêcher de l'oublier ? Quelles sont donc ces institutions que nous haïssons et que nous apprenons à haïr? Est-ce que vous oseriez prétendre qu'on ne peut être chrétien et aimer nos institutions ? ou que nos institutions sont telles qu'elles ne peuvent plus obtenir la sympathie des vrais chrétiens? Mais alors vous accuseriez donc ce que vous nommez institutions modernes d'être en contradiction flagrante avec le christianisme?... Si au contraire, comme on se plaît à le proclamer, ces institutions sont une floraison plus tardive mais plus belle de la sève chrétienne, que pouvons-nous craindre encore une fois d'une éducation chrétienne, pour des institutions qui ont le souffle du Christ et la vitalité du christianisme ? Prenez-y garde, Messieurs, nous sommes partout dans ce monde nouveau dont on nous déclare si volontiers et si gratuitement les ennemis : nous chrétiens, nous catholiques, nous ne sommes enfermés ni dans les limites d'un royaume, ni dans les formules d'une charte; nous sommes en France, en Espagne, en Angleterre, en Allemagne, en
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Italie, dans l'Europe entière ; nous sommes en
Amérique, en Asie, en Afrique ; nous vivons,
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nous parlons et nous enseignons sous tous les sceptres, sous toutes les institutions sorties de
la vie et de la liberté des peuples ; et partout hommes du monde, nouveau, vivant dans le
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monde nouveau, nous repousserions le monde nouveau!/ Ail ! Messieurs, aujourd'hui, comme
il y a dis-huit siMles, •'bous voulons tout ce qui est vrai,ilégitimë,. saint, progressif en un
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mot : nous voulons ce- qui nous faisait grandir
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hier, ce qui nous élève aujourd'hui, et ce qui
nous fera marcher demain vers notre com-
mune et immortelle destinée.
Voilà ce que nous cherchons dans l'édu-
cation de vos enfants, où se prépare le vrai
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progrès du monde. Arrière les fantômes, ar-
rière les préventions, arrière les malveillances;
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arrière enfin les accusations sans griefs et les
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répulsions sans motifs. Connaissons-nous, aimons-nous, donnons-nous la main; que l'union
de tous les dévouements consacrés à la formation de l'enfance dans notre présent devienne
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le plus sûr garant des grandeurs de notre ave-
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nir ; et tous ensemble proclamons, par les faits
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encore plus que par les paroles, cette vérité que j'ai travaillé à faire resplendir dans vos âmes : il n'y a de progrès pour les hommes et pour les sociétés que par l'éducation chrétienne des enfants.