‹ Le Progrès par le ChristianismeChapitre 31 sur 33 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

KO —

Et maintenant, Messieurs, avant de clore

ces conférences sur le progrès par l'éducation,

j'éprouve le besoin de vous poser cette ques-

tion : Quelle doit être votre attitude vis-à-vis de

cette grande chose, l'éducation chrétienne ?

Vous apparaît-elle comme un danger qu'il

faut repousser, ou comme un bienfait qu'il faut

CO zz

accepter ? Je l'ai dit en commençant, l'édu-

cation telle que je la défends n'est pas le fait de telle institution ; elle n'est pas la propriété de

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tels hommes ; elle n'est pas le privilège de telle classe de la société ; elle appartient à qui sait la

donner et à qui veut la recevoir. Des hommes •

qui ont d'avance contre tout ce qui est résolu-

ment chrétien des préventions toujours prêtes,

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seraient heureux de faire croire qu'en rehaus-

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sant les titres authentiques de l'éducation

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chrétienne à votre confiance, on a pu avoir la

pensée de déprécier au profit du sacerdoce

toute éducation qu'il ne fait pas de ses mains.

Je proteste devant Dieu et devant les hommes

= CD

contre de telles interprétations. Si j'étais

convaincu que le prêtre seul, ou toute main

= LT

consacrée peut donner à l'enfance le bien-

fait que j'ai dit, je n'hésiterais pas une mi-

nute à le proclamer très-haut. Je ne crois

pas vous avoir accoutumés aux amoindris-

= co = I— 1

sements de la vérité. Ma conviction sin-

cère est que le dévouement spécial à Jésus-

= CM

Christ imposé par l'onction du sacerdoce et les

vœux de religion est en général dans l'édu-

cation une force et un avantage de plus ;

l'aveuglement volontaire des . passions inté-

ressées pourrait seul contester une vérité ab-

solument incontestable. Mais il n'en demeure

pas moins incontestable aussi, que tout ce qui

= — CO

veut être profondément chrétien, prêtre ou

laïque, régulier ou séculier, suffît au minis-

tère de l'éducation telle que je l'ai montrée,

et n'y suffit qu'à cette condition. C'est donc

= — CD

uniquement de l'éducation chrétienne qu'il

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cm :

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fut question dans ces conférences ; et je sup-

plie tout auditeur impartial d'accepter dans ce

cr-, — =

sens tout ce que j'ai dit cette année sur cet important sujet.

Or, dans cette hypothèse, la seule qui ré-

ponde à la vérité des choses et à la sincérité

co — =

de ma parole, je demande qui pourrait trouver dans sa pensée une ombre de raison contre

id — EE

l'éducation chrétienne ? Qui pourrait, s'il n'est

aveuglé par des systèmes antichrétiens ou des

haines anticatholiques, faire opposition à cette

vérité: que dans un peuple chrétien et ca-

tholique l'éducation doit être avant tout chré-

tienne et catholique ? Que dis-je ? où trouver,

même parmi ceux qui veulent absolument se

co —

poser en adversaires, un homme qui ose dire : Je repousse Téducation chrétienne parce qu'elle

est chrétienne? Tout le monde en convient, il

faut à l'homme une éducation ; sauf quelques

Cn^^

rares lettrés livrés par l'orgueil au vertige de

l'impiété et à la folie du paradoxe, tout le

ctï =

monde convient encore que dans l'éducation

il faut une religion ; et de l'aveu de tous, le christianisme est la plus haute religion, et le

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h- 1 = ID =

ro = o =

NJ = h- 1 =

NJ =

catholicisme le sommet le plus élevé du chris-

en

tianisme lui-même. Dès lors, que pouvez-vous craindre de l'éducation chrétienne et catholique? De quoi donc devant -votre raison pourrait-elle être coupable? Quel mal fait-elle à vos enfants ? Est-ce qu'elle apprend à douter? est-ce qu'elle apprend à haïr ? est-ce qu'elle apprend à se révolter ? est-ce qu'elle apprend à mépriser? est-ce qu'elle apprend à se souiller? est-ce qu'elle corrompt les cœurs, pervertit les âmes, et abâtardit les intelligences ? est-ce qu'elle travaille dans l'ombre et agit dans le mystère? Si l'on veut la repousser, que ne diton ses griefs, ses prévarications, ses méfaits ? Que lui reproche-t-on ? Rien.

Je me trompe, Messieurs, j'oubliais une accusation si souvent repoussée et qui revient toujours. Recueillez-vous tous ici pour entendre le réquisitoire du rationalisme antichrétien contre l'éducation chrétienne et catholique. On dit : « Vous catholiques, vous surtout prêtres , vous travaillez à élever nos enfants dans des idées contradïctoires à notre civilisation ; vous inoculez à nos enfants la haine de nos institutions I » Vous l'entendez, hommes du dix-neuvième siècle, cette accusa-

n = 3 JE

Cn^^

tion devenue triviale à force d'être vulgaire. Toujours notre civilisation ! toujours nos insti-

cr-, — =

1 tutions 1 mots retentissants , mais vagues ;

grandes mais faciles formules par lesquelles

on peut accuser toujours sans articuler jamais. Notre civilisation 1 qu'est-ce à dire ? Est-ce

co — =

l'industrie ? est-ce l'économie ? est-ce le che*min de fer? est-ce le télégraphe? est-ce le

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