‹ Le Progrès par le ChristianismeChapitre 8 sur 33 · CO — I · texte numérisé non relu

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hommes et de Dieu. bonheur sans égal de la

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foi donnée par l'éducation catholique, agrandie dans un progrès continu à travers toutes

les épreuves de la vie ; non, je ne vous oublierai jamais ! Dans cet état surabondant qui en-

vironnait nia foi, toujours plus pure et toujours plus radieuse, j'ai connu au plus intime de mon

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âme ces joies de la vérité, qui ne peuvent être surpassées que par cet éternel face à face qui

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sera le bonheur de, la pairie. Q Dieu ! combien

de fois, dans le silence du recueillement, seul

à seul avec la vérité, c'est à dire avec vous-

même, inondé des clartés de celte foi que mon

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âme naïve avait reçue des lèvres d'une mère

qui ne savait que croire en voire parole : combien de l'ois, la joie au cœur el des larmes

dans mes yeux, je nie suis écrié: mon Dieu,

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soyez béni d'avoir révélé votre Verbe à ma

PAR LA IOr CHRÉTIENNE.

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Première enfance I divine religion, o Église ma mère, véritable institutrice des intelligences, si les hommes vous connaissaient !

s'ils savaient ce bonheur de croire dès l'enfance avec une lumière et une sérénité toujours croissante, ah ! ils souhaiteraient ce que mon R œur de livre, et mon âme d'apôtre souhaitent ; ' ions les enfants : trouver en Jésus-Christ révélé par l'éducation chrétienne les vraies joies de In pensée elles vrais progrés de l'intelligence.

TROISIÈME CONFÉRENCE

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TROISIÈME CONFÉRENCE

l'Ait L AMOUR CIIUKI'IKN.

Messieurs,

Le christianisme complet ou le catholicisme pose dans l'âme humaine la vraie base de l'éducation de l'homme, parce que seul il justifie les vraies conditions de la formation et du pro* grès «le l'intelligence. L'intelligence est le support ci le soutien de toute la vie : or ce qui soutient et porte l'intelligence eUe*même, ce sont les principes Bxés dans l'âme de l'enfant par l'affirmation de l'autorité. En dehors du la

LE PitOGHKS MANS L KIIUCATION.

méthode affirmative posant d'autorité avec les dogmes et les principes les vrais fondements il (3 la vie, il n'y a que deux méthodes imaginables, l'abstention de tout enseignement, ou la discussion de ce que l'on enseigne :1a première est le nihilisme, la seconde le scepticisme intellectuel; l'une et l'autre la suppression de toute hase de la vie. Cette absence de principes et de convictions, qui sont les vraies racines de l'intelligence, est le vice radical de toute éducation qui n'ose pas être franchement chrétienne et catholique, à quelque phase qu'on la considère, un même défaut l'atteint, le déracinement de l'intelligence et par suite l'affaiblissement de toute la vie. Le catholicisme au contraire fait ici avec une simplicité divine le vrai chefd'œuvre de l'éducation humaine. Il dépose dans l'intelligence de l'enfant avec le Verbe de Dieu toute la vérité qui importe à la destinée. Celle vérité totale, il l'affirme avec une autoritédigrie d'elle, c'est-à-dire avec une autorité divine; et cette vérité divine si divinemenl affirmée s'illumine peu à peu et se déyeloppe, avec le progrès de l'âge, pour conduire l'intelligence à toule sa perfection.

l'AR L'AMOUR C11HKTIEN.

En ramenant à ces premiers éléments la formation de l'intelligence, je n'entends nullement nier l'importance et la dignité de la science. J'espère montrer un jour ce que le catholicisme fait pour le progrès scientifique de l'humanité. J'ai voulu seulement signaler la méprise plus Slave qu'on ne peut dire, qui confond le développement accessoire de l'intelligence avec ce développement substantiel sans lequel l'enfant J| c peut devenir un homme : erreur profonde •lui porte aux intelligences même les plus hautes d'irrémédiables blessures, et qui nous donne aujourd'hui, jusque dans la splendeur de la science et de la littérature, le spectacle de défaillances intellectuelles que l'Europe chrétienne n'avait pas encore vues. A quoi tiennent, Pensez- vous, les faciles triomphes que le mensonge se, fait aujourd'hui suii'liumainc pensée? D'où viennent à l'erreur contemporaine ces victoires sans combat qui humilient devant la gloire du taux la noblesse des aines et la dignité des intelligences? Je veux bien l'avouer, ces phénomènes de notre monde intellectuel et moral ont plusieurs causes; mais la grande cause, la voici : les intelligences sont

sans racines dan» la vérité ; «lies sont sans racines, parce qu'elles sont sans principes; et elles sont sans principes, parce quelles n'ont pas reçu la vérité d'une auloritéaussi incapable de douter de sa parole que de douter d'ellemême ; et cette absence de l'affirmation absolue de la vérité dans l'éducation laisse l'intelligence sans point d'appui, et la vie sans rondement. Allez, interrogez les hommes qui n'ont pas reçu, jeunes encore, la pleine alïirinaiion de la vérité morale et religieuse, et qui depuis ne sont pas redevenus chrétiens : quel est leur symbole? quelle est leur loi? quels sont leurs principes? que croient-ils à l'heure qu'il est d'une robuste et inébranlable foi? que savent-ils mèrnedans l'ordre moral et religieux d'une invincible certitude? que feraient-ils demain pour la gloire de leur foi religieuse, pour le triomphe de leurs convictions siurcres:' Rien, peut-être, si ce n'est des concessions, pour ne pas dire des lâchetés. Nous recueillons ce que nous avons semé : nous avons semé le doute, nous recueillons l'impuissance. Donc.

si nous voulons relever l'humanité, replaçons l'intelligence sur sou vrai fonde ni. c'est-

l'Ai; L'AJIUUU CURÉT1KN.

à-dire sur le Verbe de Dieu, la lumière, la vie et le progrès de toute intelligence humaine.

Mais, Messieurs, la formation de l'intelligence humaine n'est pas toute l'éducation del'homme, elle n'en est que le commencement, Nous avons pris d'abord l'ôdueatiDB par sa base; nous allons aujourd'hui la prendra par son centre. La première fonction do tout instituteur de l'enfance est d'apprendre à croire; la seconde asl d'apprendre à aimer. Connue il banque toujours qaelqua choie à l'intelligence ÎQi n'a pas grandi dans la foi, toujours aussi d manque quelque chose au cœur qui ne fui l'as formé dans l'amour. L'amour dans relui

'lui élève cl dans eelui qui estétevé peut seul satisfaire aux vraies conditions de l'éducation du cœur 5 et seul, le christianisme peu,] créer ' amour capable de remplir ces conditions.

C'est tout mon sujet. La chasteté (\t\ wAinunnr 'Mie re sujet m'impose, est assez sauvegarda' par le l'ond de mon discours, pour que vmis

me permettiez de le redire souvent ; jamais ce mot ne put avoir pour vos âmes un sens plus pur et plus digne de lui

Avant de montrer comment l'amour seul peut satisfaire aux vrais conditions de l'éducation de l'homme, considérons d'une manière plus générale le développement de la vie humaine, à son premier point de départ, en son premier milieu et dans sa première fin ; et vous allez voir que l'amour s'y révèle partout comme la suprême loi de l'éducation, parce qu'il apparaît partout comme la suprême loi de la vie.

Ainsi que les fleurs, la vie humaine, la plus belle fleur que Dieu sème sur la terre, s'épanouit tout d'abord à partir de son centre. Voyez cette fleur qui se tourne aux premiers rayons du soleil pour boire sa lumière et aspirer sa chaleur: elle ouvre ses feuilles qui s'épandeut au dehors comme par une irradiation spontanée dont le foyer apparaît plein de couleurs au fond de sa corolle, c'est-à-dire au centre même de sa vie. Ainsi se fait, sauf les conditions de liberté, la première éducation d'un homme :

tel est le sens radical de ce mot éducation; c'est

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une évolution naturelle, un mouvement natif

de la vie se déployant elle-même du dedans au

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dehors, du centre à la sphère pour montrer sa

beauté, répandre son parfum, et plus tard don-

ner sa semence et son fruit.

Or, le point central d'où rayonne toute la vie

humaine, c'est le cœur. Le cœur est le centre

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