‹ Le Progrès par le ChristianismeChapitre 7 sur 33 · LJ · texte numérisé non relu

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dans l'ordre des vérités surnaturelles dépo-

sées dans son âme par le Verbe révélateur.

La semence divine de ces vérités y fut jetée par

le baptême, et elle y demeuré comme le grain

dans la terre. Il y a une lumière latente qui

précède dans le jeune baptisé l'usage même de sa raison. Et lorsque l'Église catholique vient

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affirmer au dehors le dogme révélé; lorsqu'elle vient dire à un enfant de sept ans :

« Il y a trois personnes en Dieu; » le verbe

du dedans ici encore répond au verbe du de-

hors, et la lumière reconnaît la lumière : l'in-

telligence de l'enfant inclinée par une action

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directe de la grâce, et éclairée par une illumi-

naiion intérieure du Verbe, adhère à la parole

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il,.- l'Église qui lui l'ait entendre extérieur-

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l'Ail LA l'Of CHRÉTIKNNK. . 103

renient te Verbe de la foi : car la loi vient

de l'ouïe, et l'ouïe par la parole de Dieu :

Fides ex au4Uu,auditus auicmper verbum Dei. •'ans cette spbére supérieure, tout se passe à peu près comme dans l'ordre nature] ; tout commence par l'affirmation absolue et par le dogme défini, non pour s'immobiliser et se pétrifier dans un enfant, mais pour se développer avec l'âge par une connaissance progressive. Non, ne le croyez pas, ces principes de la raison et ces dogmes de la révélation déposés dans une jeune âme par la parole du père et par la parole de l'Église n'y demeurent pas toute la vie sans ciarlé, connue îles statues debout dans les ténèbres. A mesure que l'enfant s'élève, la lumière par un progrès insensible, mais réel, éclaire mieux pour lui ces deux fondes de la pensée j elle lui en découvre les c imes, les fondements, les rapports. Ces vérités qu'i] a crues sans les comprendre et sans ""'me savoir ce que c'était que croire ni comprendre, il en découvre la convenance, l'ortl|,fl > la beauté, la fécondité. Il ne croit plus seulement, j| voit qu'il a raison de croire; '' '"onde de, l;i foi lui apparaît rayonnant des

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clartés mêmes de la raison; et à son tour le

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monde des vérités rationnelles se couvre des reflets de cet astre divin qu'on appelle la foi.

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Ce que la raison enseigne lui apparaît plus raisonnable ; et la raison elle-même lui décou-

vrant au flambeau de l'histoire les fondements de ce monde supérieur à la raison, confirme

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sa foi et par tout ce qu'elle lui montre et par tout ce qu'elle lui cache.

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Ainsi se développe l'intelligence de l'enfant

et flans l'ordre naturel et dans l'ordre surna-

turel : d'un côté comme de l'autre, si rien ne

vient arrêter la marche de la vie, il y a une

croissance parallèle et un progrès continu.

Cherchez dans cette croissance une solution de

continuité, vous ne la trouverez pas; cherchez

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dans ce progrès une rupture, il n'y en a pas. L'enfant a toujours cru, jamais douté; il a tou-

jours affirmé, jamais nié : mais chaque heure du temps, chaque mouvement de sa vie, chaque

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regard jeté sur Dieu, sur le monde et sur Ini-

mème, lui montre de plus en plus les motifs

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el la raison de sa croyance : cl, son intelligence

qui naquit dans l'ombre enveloppée des langes

de la foi. se baigne avec joie dans sa propre

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lumière et rayonne de tout son éclat; pareille à un soleil dont la lumière va croissant toujours, jusqu'à ce qu'arrivé à sa hauteur il éclate dans toute la splendeur de son midi.

C'est alors que le chrétien connaît non plus seulement la joie, mais l'enthousiasme de la v, 'ri(é : la vérité le convie à ses fêtes, elle lui dresse au fond de son âme, toute pleine des «Humiliations du Verbe, d'angéliques festins; elle le plonge en ses profondeurs béatiques, et foi donne dans les torrents de sa lumière des enivrements sacrés. Enfants d'un siècle de scepfccisme, naufragés de la foi, ah ! vous ne connaissez plus ces pures joies que la vérité versée dans une âme humaine par une autorité di- Vl «e donne à une intelligence, à l'heure de son Co «nplet épanouissement, alors que l'effusion do ses parfums est égale à la splendeur de ses Rayonnements. Grâce à ce mouvement de re- ° Ur qui ramène aujourd'hui à Jésus-Christ les p Us grands cœurs et les plus hautes intelligences, beaucoup parmi vous ont connu le faneur de recueillir dans la paix les débris e leurs croyances dispersées par l'orage; ls Pour la plupart, vous n'avez pas connu

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dans sa plénitude ce bonheur d'une foi toujours

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plus ferme, toujours plus raisonnable et toujours plus rayonnante : bonheur incomparable

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de la vérité reçue dans la simplicité, et plus tard illuminée de science, d'évidence et de

raison. Moi, je l'ai connu, et mon âme éprouve le besoin de dire ici à la vôtre le bienfait des

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