‹ Le Prolapsus Douloureux de l'OvaireChapitre 19 sur 25 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

(Mauclaire, Semaine gynécologique, 1903.) Prolapsus oparien douloureux É :

Jeune femme de vingt-trois ans, entrée à l'Hôtel Dieu le

1* mai 1903. Cette malade est accouchée normalement en février 1902. Depuis les règles sont peut être plus abondantes qu'auparavant. De plus, pendant la marche, survint d’une façon irrégulière, une douleur dans la fosse iliaque droite. Peu à peu, les douleurs se localisèrent dans la région hypogastrique. C'était une sensation de tiraillement, de pesanteur sur le périnée. C'était une douleur sourde, continuelle, se calmant pendant la position couchée, augmentant au moment de la défécation et pendant les rapports sexuels. - Depuis un an, ces douleurs n’ont pas diminué d'intensité ; au contraire, tout récemment, elles se compliquèrent de coliques utérines qui rappelaient à la malade les douleurs prémonitoires de l'accouchement.

Les pertes blanches concomitantes étaient peu abondantes.

Fatiguée par cet état douloureux, la malade se décide à entrer à l'hôpital.

A l'examen de l'abdomen, les parois paraissent un peu relâchées.

Du côté de la vulve, il n'y a pas d’effondrement du plancher péritonéal, ni de déchirure de la fourchette.

Au toucher vaginal, le col n’est pas prolabé il est dévié “an peu ‘avant et peu volumineux. L'orifice présente une

déchirure à gauche, il n’est pas ouvert outre mesure. On ne

sent pas le fond de l'utérus au-dessus de la symphyse, il est déplacé en arrière, en rétroversion et volumineux. Dans le cul-de-sac postérieur, on sent une masse re

représentée par le fond de l'utérus et se continuant sur les

côtés dans les culs-de-sac latéraux avec de petites masses

arrondies, sensibles au toucher ; ce sont les ovaires et les trompes prolabés, paraissant légèrement augmentés de volume.

La malade est laissée au repos plusieurs jours ; on répète

l'examen pour bien établir qu'il ne s’agit pas d'une « neuras-

thénie génitale ».

On se décide à pratiquer une intervention, c’est-à-dire la transposition antéligamentaire et l’hystéropexie par affrontement.

Les résultats de l'opération ne sont pas indiqués, mais

dans un numéro paru postérieurement, M. Mauclaire dit

avoir pratiqué sept fois cette opération, avoir revu quatre

de ses malades, chez lesquelles les douleurs étaient complètement disparues.

Les trois autres ne sont pas revenues le consulter.

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