INTRODUCTION
Jusqu’à ces dernières années, les traités de gynécologie ne parlaient pas du prolapsus simple douloureux en tant qu’affection absolument distincte ou susceptible de s’individualiser par certains symptômes et méritant une intervention chirurgicale appropriée. Ce sont surtout les auteurs anglo-amèéricains qui se sont occupés de cette question et lui ont, en pathologie, donné la place qu’elle doit occuper. Rigby, en 1850, dans le Médical Times en donne la première description clinique. Storer Warner et Blake en 1872 à Boston font de ce sujet, l’objet d’une longue discussion à la Société de Gynécologie. ;
Skene rapporte une observation de prolapsus ovarien à la Société d’Obstétrique de New-York, en 1878. | Munde en 1879, fait un travail d'ensemble de la question.
Bien que la symptomatologie ait été bien étudiée : à cette époque, peu de progrès avaient été réalisés
dans la voie du traitement de cette affection. Les : seuls moyens conseillés jusqu’alors tendaïent surtout à décongestionner l’ovaire et à limiter sa descente. C’est ainsi que ces auteurs avaient préconisé les pessaires, les tampons de glycérine ou autres procédés d'ordre médical.
En 1886, Imlach propose de fixer l'ovaire par la suture en bonne position.
Reamy, Geyl, Goldspohn, Goodel, Gardner, Bonney viennent apporter leur part à l'étude du prolapsus douloureux de l'ovaire et préconisent diverses méthodes. | |
Plus récemment, en Amérique, Clifford aie Ward font une étude détaillée du prolapsus ovarien, tant au point de vue de la classification que de la critique des résultats des interventions chirurgicales pratiquées. ;
En Tollande, Stratz publie quelques observations du prolapsus antérieur de l'ovaire et donnele résultat d'examens histologiques d'ovaires prolabés. En France, Vallin en 1887 avait publié une thèse tout à fait complète el demeurée classique sur « la situation et le prolapsus des ovaires ».
Les différents auteurs qui se sont occupés de la question au point de vue anatomique n’ont ” confirmer les constatations de Vallin,
Jusqu'ici les trailés de gynécologie étaient restés muets sur la question du prolapsus de l'ovaire.
Pour Pozzi, l'ovaire sain ou enflammé peut bien se prolaber dans le cul-de-sac de Douglas, mais cet