‹ Le Prolapsus Douloureux de l'OvaireChapitre 4 sur 25 · PS LT DE · texte numérisé non relu

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auteur n'en fait qu'un symptôme qui vient souvent compliquer une lésion tubaire ou une rétro-déviation utérine. Ce n’esi pas une entité clinique; mais il considère le prolapsus comme une complication d'ordre anatomo-pathologique, Labadie Lagrave et Legueu consacrent dans leur traité de gynécologie quelques pages très claires au prolapsus douloureux ‘de l’ovaire. Laissant de côté lies longues discussions pathogéniques, ils insistent sur le rôle de l’ovarite scléro-kystique et des lésions ovariennes, qui à elles seules permettent d'expliquer bien des symptômes, Mauclaire, dès 1903 s'était. intéressé à cette question et à contribué beaucoup à la faire connaître en France. I a proposé un procédé ingénieux d'ovariopexie, mais il a eu également recours à d’autres techniques opératoires déjà pratiquées. à l'étranger. C’est sous son inspiration que nous nous sorames mis à l'étude de cette question. Nous avons pu retrouver quelques malades opérées dans le service de notre maitre el juger la valeur de différents procédés, | Ce qui nous semble en effet intéressant, c’est de bien poser les indications, de différencier les cas de prolapsus ovarien pur, où l’ovaire doit être conservé et de savoir alors quel est pour cctte glande le meilleur moyen de fixation ; ceux où l’ovaire est selérokystique, conservable ou non, suivant le degré des lésions ; enfin, les cas où il y a rétroversion ou rétroflexion utérine avec prolapsus ovarien, cas les plus fréquents, mais où justement une simple hystéro-

pexie peut ne pas être suffisante pour soulager les malades et où il faut associer à cette opération une | pexie ovarienne. |

Ees raisons qui ont fait que le prolapsus ovarien est resté dans l'ombre sont diverses. Il est rare en effet de voir des cas simples, de prolapsus pur; ils se compliquent le plus souvent de rétrodéviation utérine et c’est à cette dernière affection qu'on attribue tous les troubles. L'intervention est dirigée de ce côté et on néglige peut-être un peu trop l'ovaire. |

Parmi les symptômes, s’il en est qui nous semblent propres au prolapsus, beaucoup relèvent d’autres causes surajoutées ou concomitantes : faiblesse . du plancher uro-génital, lésions anatomiques de la glande.

Toutes ces causes expliquent que l'attention n’a pas été attirée suffisamment du côté de l’ovaire, que les interventions ont porté sur l'utérus si souvent rétrofléchi dans ces cas là et qu’ainsi les observations et les documents anatomiques sont relativement rares ou incomplets pour étudier la question et interpréter les faits.

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