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Ces contradictions, que l’on relève fréquemment dans les traités de chirurgie s’occupant spécialement de la chirurgie intestinale, sont faciles à expliquer. H'y a, en effet, deux genres de prolapsus, quant à leur étiologie et pathogénie : s’il s’agit d’une chute du rectum due simplement à un affaiblissement du plancher périnéal, il est certain que toute intervention pratiquée sur la partie inférieure du rectum et sur la région périnéale, tendant à rétablir la solidité de cette région, et à fixer le rectum là même où la fixité lui fait défaut, aura . beaucoup de chances de produire de bons et durables résultats.
Mais s’il s’agit d’un prolapsus dû à une longueur et à une mobilité anormales du côlon, on aura beau fixer le rectum en sa partie inférieure, il y aura toujours une tendance à la récidive, tant que le soutien supérieur (le côlon) ne sera pas une fois pour toutes solidement amarré.
Donc, deux genres de prolapsus : l'un dû à une faiblesse des moyens de soutien inférieurs ; l’autre dû à la faiblesse des soutiens supérieurs : il nous est maintenant facile de conclure qu’à chaque cas devra s'adapter une thérapeutique spéciale. Tout naturellement il découle de ce fait qu'on peut diviser les interventions en deux catégories, que nous pourrions, par analogie avec les interventions portant sur l’utérus, dénommer : opérations par la voie haute, et opérations par la voie basse.
Nous allons rapidement passer en revue ces deux genres d'intervention.