DANS UN BAL COSTUMÉ
V>klle-ci fait revivre, avec sa grâce exquise Et sa jupe à panier, quelque jeune marquise : Poudre sur les cheveux et mouche au coin de l'œil. Dorât, le plus musqué de nos galants poètes Eût chanté ses appas en strophes indiscrètes ; Elle a le charme ancien de ces fines vignettes due dessinait Eisen et que gravait Longueil.
Triolets
(Séance de Sées (il, 28 octobre 189S)
ville de recueillement, Où dans la prière et l'étude Les jours s'écoulent doucement, O ville de recueillement, Nous nous reposons un moment Dans tes murs pleins de quiétude, O ville de recueillement, Ville de prière et d'étude.
(1) Séance présidée par M. le comte de Contades, et à laquelle assistaient Mgr Bardel, M. le duc d'Audiffret-Pasquier, etc.
Chez toi, peu d'ateliers vivants, Mûis une antique cathédrale, Des séminaires, des couvents ; Chez toi, peu d'ateliers vivants ; D'aimables chanoines savants Sur le dogme et sur la morale.
Chez toi, peu d'ateliers vivants, une antique cathédrale.
Arts, sciences, grec et latin, Dans tes écoles tout s'enseigne.
Pour l'esprit, l'opulent festin Arts, sciences, grec et latin !
De lauriers, glorieux butin, Elles festonnent leur enseigne.
Arts, sciences, grec et latin Dans tes écoles tout s'enseigne.
Une lente procession Quelquefois trouble ton silence ; Et tu vois l'évolution D'une lente procession.
Ville de vraie élection, J'aime ta noble somnolence, Et la lente procession Qui parfois trouble ton silence.
GACLTICR-GARGUILLE 07
C'est vraiment un docte milieu, Fort propice au labeur austère ; Pourtant le rire, grâce à Dieu, (Bien que docte soit le milieu) S'est épanoui dans ce lieu Mieux qu'en tout autre ccin de terre.
C'est vraiment un docte milieu., Fort propice au labeur austère.
Le tapage n'est pas gaieté Et le calme n'est pas tristesse ; Ce point demeure incontesté, Le tapage n'est pas gaieté.
Et, de tout temps, votre cité De joyeux esprits fut l'hôtesse.
Le tapage n'est pas gaieté Et le calme n'est pas tristesse.
Du val, de Morenne, Bertaut Ont cueilli les fleurs de l'Attique Et notre Président, bien haut, A loué Morenne et Bertaut ; Mais si Garguille ne les vaut, C'est un Gaulois franc et caustique.
Duval, de Morenne, Bertaut Ont cueilli les fleurs de l'Attique.
Quel désopilant compagnon
Ce bon sagien, Gaultier-Garguille !
Hugues Quéru fut son vrai nom ;
Quel désopilant compagnon !
En son genre, il eut un renom
Qui, dans votre panthéon, brille ;
Quel désopilant compagnon
Ce bon sagien, Gaultier-Garguille !
Gaultier, Guillaume et Turlupin Furent trois farceurs de génie.
Du gros sel, mais parfois du fin Gaultier, Guillaume et Turlupin.
La joie étant leur gagne-pain, Ils l'assaisonnaient d'ironie.
Gaultier, Guillaume et Turlupin Furent trois farceurs de génie.
Ils mettaient tout le monde en train, Seigneurs de cour, peuple des rues.
Louis treize, quoique chagrin, Fut déridé par leur entrain.
Richelieu, dans plus d'un refrain, Goûta leurs rimes incongrues ; Ils mettaient tout le monde en train, Seigneurs de cour, peuple des nies.
GAULTIER-GARGUIILi: 99
Le Cardinal avait raison,
Car ils défrichaient pour Molière ;
Ils semaient lazzis à foison,
Le Cardinal avait raison.
Il laissait passer la saison
De la farce trop familière ;
Le Cardinal avait raison
Car ils défrichaient pour Molière.
L'illustrissime Tabarin Accepta Garguille pour gendre.
Il aimait les langues sans frein L'illustrissime Tabarin.
Cet hymen demeura serein, L'épouse étant fidèle et tendre ; L'illustrissime Tabarin Accepta Garguille pour gendre.
Lui, Tabarin, tabarinait Sur ses tréteaux tabariniques, Et, place Dauphine, il trônait ; Lui, Tabarin, tabarinait.
Garguille, au Marais qu'il bernait, Garguillait ses bons mots cyniques.
Lui, Tabarin, tabarinait Sur ses tréteaux tabariniques.
Voyez le large chapeau plat Dont Gaultier couronne sa tète.
Sa moustache en barbe de chat Veut poignarder son chapeau plat.
Fier sous son pourpoint d'apparat, Le masque à la main, il s'apprête.
Voyez le large chapeau plat Dont Gaultier couronne sa tète.
Garguille, qu'allez-vous chanter?
Est-ce : En allant voir mon amie ?
Les rates vont se dilater, Garguille, qu'allez-vous chanter?
Surtout, craignez fort de heurter Les dames et l'Académie.
Garguille, qu'allez-vous chanter ?
Est-ce : En allant voir mon amie ?
Oh ! le gros vilain, taisez- vous ; Chantez plutôt : La belle hôtesse.
Vos couplets sont grivois et fous, Oh ! le gros vilain, taisez-vous.
Vous osez nommer devant nous Les choses, sans délicatesse.
Oh ! le gros vilain, taisez-vous ; Chantez plutôt : La belle hôtesse.
Ou mieux, ne venez plus ici Du fond Je la tombe profonde.
Vos propos, narguant le souci.
Sont de trop haute graisse ici.
Ils ne trouveraient plus merci Sur notre terre pudibonde.
Oh ! non, ne venez plus ici Du fond de la tombe profonde.
Dans la farce et dans la chanson
Parfois passe l'aile du rêve ;
Il fut poète à sa façon
Dans la farce et dans la chanson.
Il versa, burlesque échanson,
Le rire, à pleins bords et sans trêve ;
Dans la farce et dans la chanson,
Parfois passe l'aile du rêve.
A Mgr Bar>:>el.
Le Parnasse ornais tout entier Fleurit pour votre bienvenue, Prélat ! voici mieux que Gaultier Le Parnasse ornais tout entier.
GAULTIER-GÀRGUILLE
Rimer est un scabreux métier, Mais votre indulgence est connue Le Parnasse ornais tout entier Fleurit pour votre bienvenue.