I-- I-'OKSONXIÈRE
Le bonheur, en ces murs qu'hier nous renversâmes, Souvent de son rayon a réchauffé les aines, Mais aussi que de deuils ignorés pour toujours! Noires déloyautés, dévoûments magnanimes, Combien de passions perverses ou sublimes, De rêves envolés, de défuntes amours !
Enclos dans les cités, les vieux logis moroses S'écroulent sans regret : ils ont vu tant de choses ! Ainsi fit l'Orsonuière, et l'âme des aïeux Qui l'habitaient jadis et qui sont vaine cendre, Soupirait : C'est l'instant où sur nous va descendre L'oubli, sombre linceul des morts inglorieux.
Mais voilà qu'aujourd'hui de cet étroit espace Où d'un regard pieux nous recherchons leur trace Leur nom monte vers eux très lointain et très doux, Et tous songent, heureux d'un mot qui les rappelle Notre bourg n'est pas mort sous la ville nouvelle Et la jeune cité parle encore de nous !