Raynaud, Thèse de Lyon
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celui de la néphrite dégénérative d'emblée, du « filtre percé » de M. Bard; le pronostic en est grave, bien que la tension soit fable et la dépuration urinaire en apparence bonne.
Il est à remarquer que pour pouvoir retirer de cette épreuve toutes les indications qu'on peut lui demander il ne faut pas se contenter d’un seul examen. L'élimination du chlorure de sodium peut être aceidentellement troublée par de nombreux facteurs qui n'ont rien à voir avec la fonction rénale (cerises urinaires) ; on évitera de mettre sur le compte de l’imperméabilité une hypochlorurie passagère, si on répète plusieurs fois l’analyse et si on obtient des résultats analogues ou concordants.
= E. AZOTURIE ALIMENTAIRE. — L'épreuve de l’azoturie alimentaire, proposée par Achard et Paisseau, a pour but de mettre en évidence la rétention azotée. Elle consiste à faire absorber 20 gr. d’urée par un sujet mis depuis quelques jours en état d'équilibre azoté grâce à un régime fixe et approprié. L'élimination en est retardée chez certains brightiques, alors qu'elle est très rapide chez un sujet normal ou chez d'autres malades. Cette épreuve, comme toutes celles qui étudient l'élimination d'une substance expérimentalement ingérée ne renseigne que très imparfaitement sur l’état des fonctions rénales, même en ce qui concerne la rétention de l’urée et ses conséquences. La méthode d’Ambard, qui étudie le rapport de l’urée contenu dans l'urine et dans le sang, à un même
moment, lui est bien supérieure. Cependant un sujet
qui retiendrait une quantité notable de l’urée ingéré
la ed
serait évidemment menacé d’azotémie, ce qui est grave.
EF. AZBUMINURIE EXPÉRIMENTALE. — L'injection sous la peau de substances albuminoïdes est susceptible de provoquer une albuminurie passagère chez les malades dont les reins ne sont pas normaux. Elle ne donne aucun résultat chez des sujets parfaitement sains. — Castaigne a tenté d'appliquer ces données à l’étude fonctionnelle du rein, en injectant deux centimètres cubes de blanc d'œuf dans le tissu cellulaire sous-cutané et en recherchant, par l’examen fractionné des urines, s'il se produit de l’albuminurie et comment elle se produit.
Cette méthode a été trop peu étudiée pour qu’on puisse dès à présent en juger la valeur ou s’en servir en pratique journalière.
G. La GLYCOSURIE PHLORIDZIQUE. — La glycosurie que détermine l'injection expérimentale de phloridzine était bien connue depuis déjà longtemps, lorsque Klemperer, en 1896, constata qu'il était impossible de l'obtenir chez un grand nombre de malades atteints de néphrite chronique. Ce sont surtout Achard et Delamare !, qui ont fait connaître la méthode, bien étudiée depuis par le P' Lépine, puis par le P' Teissier, dans la thèse de Rebattu ?. Absolument inoffensive, pourvu qu’on n'emploie qu’une dose très faible de glucoside (5 mgr.), elle ne permet pas de se renseigner comme on l'a cru longtemps sur la sécrétion rénale et son activité. Le début de l'élimination du sucre,