‹ Le Pronostic des Néphrites Chroniques et le LaboratoireChapitre 22 sur 33 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

À. Cryoscopie. — Le point cryoscopique du sérum est remarquablement constant chez un sujet normal (— 0° 56). Il semble qu'il doive s’abaisser lorsque les reins deviennent insuffisants et que les éléments de l'urine s'accumulent dans les tissus. La plupart des auteurs qui se sont occupés de la question, et dont les opinions ont élé résumées dans le livre de Strauss !, ont cependant trouvé des points eryoscopiques à peu près normaux chez des sujets en pleine crisé d'urémie, et dans le sérum desquels l'analyse chimique permettait de déceler une quantité d’urée souvent supérieure à 1 gr. En fait, 1l existe souvent chez les brightiques de l’'hypochlorurémie : 1l suffit qu'il y ait dans leur sérum un léger déficit de sel, pour qu’une augmentaton considérable du taux de l’urée puisse passer inaperçue. Le déficit en sel élève le point cryoscopique ; l'augmentation du taux de l’urée labaisse; les deux facteurs se balancent et leurs effets s’annulent.

B. Analyse chimique du sang.— 1° L'azotémie des brightiques. — L'accumulation de l’urée dans le sang des brightiques en état d’urémie était déjà connue de Bright, de Bostock, de Wilson et de Christison. Les recherches récentes d’'Achard et Paisseau, de Widal et Javal ont montré que, même à la période initiale de l’évolution d’une néphrite, il existait le plus souvent une imperméabilité relative à l’urée. Cette imperméabilité n’est, à cette période, décelable que par le dosage comparatif de l’urée dans le sang et dans l'urine (procédé Gréhant), de lalbumine alimentaire et de

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