Chronischen Niereukrankheiten. Berlin
l'urée du sang (procédé de Widal et Javal), ou de l’al-
bumine ingérée et de l’urée excrétée par les urines (procédé d’Achard et Paisseau).
L'urée qui n’est pas éliminée par le rein s’accumule done dans la masse sanguine et dans les liquides plasmatiques : Widal et Froin, Javal, Adler et Boyet ont montré que la concentration uréique de tous les milienx de l'organisme est équivalente. Tandis qu’en matière de chlorurémie, le bilan des chlorures ingérés et excrétés renseigne exactement sur l'existence de la rétention saline, le bilan uréique, au contraire, ne permet pas de dépister la rétention azotée. Ce n'est pas dans les urines qu'il faut chercher l'indice de l’azotémie. Pour reconnaître l'existence de la rétention uréique et en apprécier le degré, 1l est indispensable de comparer la teneur du sang en urée avec la quantité d’albumine ingérée, d'établir en un mot ce que Widal et Ambard appellent « l’indice de la rétention azotée ».
Chez un sujet dont on a déterminé le degré de perméabilité rénale à l’urée, on peut établir un rapport mathématique entre le taux de l'azotémie à un moment donné, et la diurèse uréique qui lui est subordonnée. Ambard croit, en effet, avoir pu démontrer que le taux de l’urée dans le sang varie comme la racine carrée du taux de l’urée dans l’urine {constante K). Lorsque le taux de l'urée atteint dans le sang un chiffre considérable, 1l n'est évidemment pas nécessaire de connaître la dose d'albumine ingérée pour conclure qu'il existe une forte rétention. Mais ce n'estqu'à la période ultime de la maladie qu’on observe une azotémie extrêmement marquée. Pendant presque
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toute la durée de l'évolution des néphrites chroniques, cette rétention n’atteint pas un taux très élevé. Pour en mesurer le degré, il importe alors avant tout de fixer l'indice de la rétention.
L'urée n’est pas la seule substance azotée qui s'accumule dans l’organisme lorsque le filtre rénal devient insuffisant. Won Jaksch et Weintraub ont noté une augmentation sensible du taux des bases xanthiques, Strauss de l’alloxine, ete. Widal et Ronchèse ont montré que le rapport de l’azote de l’urée à l'azote total non albuminoïdique du sérum oscille autour de 80 p.100 chez les brigthiques qui n’ont pas de rétention azotée, comme chez les sujets normaux. Chez les brightiques azotémiques, au contraire, ce rapport peut atteindre 92 et 96 p. 100. Cependant, il semble bien prouvé que l'organisme peut transformer tous les composés autres que l’urée, les corps ammoniacaux en particulier, en substances plus simples ou seulement différentes, alors qu'il est absolument incapable de modifier l’urée, terme ultime de l’évolution de tous ces corps. Il est forcé de l'éliminer. C’est donc, en fin de compte, lorsqu'il existe une forte rétention azotée, à la recherche et au dosage de l’urée dans le sang, que le clinicien doit exclusivement s'attacher. « Dans la question si difficile à résoudre du pronostic des états urémiques, dit Widal, c’est le seul élément de certitude que nous possédions à l’heure actuelle. » 3 - On sait qu’à l’état normal le taux de l’urée varie dans des limites assez étroites, entre 0 gr. 15 et Ù gr. 50 par litre de sérum. Lorsque la proportion de ce corps dépasse 0 gr. 50,11 y a rétention azotée. L'organisme