ESS
Lawford, Treacher Collins, corroborent ces affirmat'ons.
Dans un travail publié en 1896, Rochon-Duvigneaud qui, avec Panas, avait jusqu'alors combattu l'opinion de Lagrange, cite 30 cas de guérison indubitable. Il écrit : « Presque tous les classiques français attribuent au gliome un pronostic en queique sorte fatal. Tout enfant atteint de gliome serait condamné. Sans doute le gliome est fort grave, personne malheureusement ne peut en douter. Mais aussi combien de gliomes opérés trop tard, alors que l'orbite est envahie, combien opérés par énucléation simple, le nerf optique déjà infecté restant dans l'orbite! Il faut répandre cette idée que le gliome reconnu de bonne heure, opéré comme de Graefe l'avait recommandé (avec extirpation du nerf optique), donne un certain nombre de guérisons définitives. »
Hirschberg et Wintersteiner (1897) publient des statistiques
importantes qui confirment la possibilité de nombreux succès opératoires.
- Ainsi les opinions anciennes se sont modifiées peu à peu à la lumière des travaux de Lagrange, de Lawford et Treacher Collins, de Wintersteiner. L'intervention chirurgicale, considérée autrefois comme illusoire, est pratiquée avec plus de confiance et plus de promptitude, et les cas de guérisons semblent devenir plus fréquents. La thèse de Challier (1904) traduit l’évolution de l'opinion moderne. Il rapporte les chilfres de quelques auteurs :
Hirschberg (1877) compte 16 % de guérisons:
Wintersteiner (1897), 16,3 %;
Marshall (1898), 40 % (13 guérisons sur 32 cas opérés).
Carlo, dans sa thèse (1909), reprend la statistique de Wintersteiner. Sur les 497 observations fournies par cet auteur, il n’en retient que 252, après avoir éliminé tous les cas non opérés, tous ceux dont l'avenir est resté inconnu, tous ceux dont le diagnostic est resté doutcux ou n’a pas été vérifié au microscope. Il porte ainsi le pourcentage des guérisons de 16 à 23 %.
En 1911, Curt Adam sublie une statistique portant sur
Pen GERS
35 cas : 5 gliomes opérés au stade de l'œil de chat amaurotique n’ont pas récidivé. Sur 14 gliomes opérés à la période d’hypertension, 12 n’ont pas récidivé. Enfin, sur 16 gliomes opérés plus tardivement encore, après perforation de la coque oculaire, il y à eu une guérison. Curt Adam a donc obtenu 50 % de SuUCCÈS. |
Berrislord a mis à jour les cas de gliome observés à l'hôpital Moorfield jusqu'en 1916. Il ne donne pas le pourcentage des guérisons, mais, sur 41 cas opérés par lui-même, il à eu 9 guérisons constatées au moins trois ans après l'intervention, soit 22 % de succès.
Keys, en 1922, rapporte une statistique personnelle de Kleiïjn : 18 cas, 8 guérisons.
Hirschberg à pu revoir 17 cas, parmi lesquels 10 à l’époque de l’opération n'avaient pas dépassé la rétine, et dans aucun de ces cas il ne s'était produit de rechute de cinq à treize ans après l'intervention. x
De toutes ces statistiques il ressort nettement que les succès opératoires ne seraient que bien rarement inférieurs à 20 %. Les chiffres les plus récents semblent même s'élever de beaucoup pour atteindre et même dépasser 40 %. Sur les 17 cas de Hirschberg nous atteignons le 100 %! Il est certain qu'il y a lieu de n’accepter ces chiffres qu'avec une certaine réserve et de les considérer comme le résultat de séries particulièrement heureuses.
Il est assez troublant cependant de constater la concordance des nouvelles statistiques qui ne sauraient être toutes entachées d'erreurs. Nous pouvons donc considérer qu'à l'heure actuelle
la bénignité relative du gliome de la rétine est nettement établie. Le pronostic, en tout cas, est bien meilleur que celui du sarcome du tractus uvéal qui, d’après Fuchs, donnerait seulement 6 % de guérisons. |
Nous avons rassemblé ici les observations de 13 cas de gliome dans lesquels le diagnostic a été rigoureusement centrôlé par le microscope. Dans 9 de ces cas, la guérison a été obtenue et constatée au moins un an après l'intervention, souvent même plus tard.
NO lee
C'est donc dans plus de 60 % des cas que le résultat a été favorable.
Observations
Les lat premières observations sont celles que M. le professeur Lagrange a rassemblées dans son Traité des tumeurs de l'œil. Nous
en donnons seulement le résumé.