SCÈNE ni
Les mêmes, BERTHE, FIDÈS, arrivant en costume de voyujt. BERTHE, courant au-devant d'elle.
Fidès, ma bonne mère, enlin donc vous voilà!
FIDÈS
Tu m'attendais!
BERTHE
Depuis Taurore!
FlDÈS.
Et Jean mon fils attend plus ardemment encore Sa fiancée!... (c Allez, ma mère, amenez-la! » M'a-t-il dit... Et je viens!
BERTHE
Ainsi, moi, pauvre fille.
Orpheline et sans biens, il m'a daigné choisir !
FlDÈS.
Des filles de Dordrecth, Berthe est la plus gentille
Et la plus sagel et je veux vous unir. Et je veux, dès demain, que Berthe me succède Dans mon hôtellerie et dans mon beau comptoir. Le plus beau, vois-tu bien, de la ville de Leyde. Hâtons-nous... car mon fils nous attend pom* ce soir!
BERTHE
Reposez-vous, d'abord.
FIDÈS
Que Dieu nous soit en aide Partons!
BERTHE
Non pas vraiment ! Vassale, je ne puis
Me marier, ni quitter ce pays
Sans la volonté souveraine Du comte d'Oberthal, seigneur de ce domaine. Dont vous voyez d'ici les créneaux redoutés !
FIDÉS
Alors auprès de lui, courons... Viens!
(EUe veut l'entraîner vci-s le château, à droite.) BERTHE, prêtant l'oreille.
Ecoutez!
{au moment où Berthe et Fidès viennent de franchir les marches ae l'escalier qui conduit au château, on entend au dehors un air de psaume, puis paraissent a\j haut de l'escalier trois anabaptistes.)