‹ Le prophète; opéra en cinq actes. Paroles d'Eugène Scribe. Représente pour la première fois, a Paris, sur la Théâtre de l'Opéra le 16 avril 1849Chapitre 4 sur 87 · SCÈNE ni · texte numérisé non relu

SCÈNE ni

Les mêmes, BERTHE, FIDÈS, arrivant en costume de voyujt. BERTHE, courant au-devant d'elle.

Fidès, ma bonne mère, enlin donc vous voilà!

FIDÈS

Tu m'attendais!

BERTHE

Depuis Taurore!

FlDÈS.

Et Jean mon fils attend plus ardemment encore Sa fiancée!... (c Allez, ma mère, amenez-la! » M'a-t-il dit... Et je viens!

BERTHE

Ainsi, moi, pauvre fille.

Orpheline et sans biens, il m'a daigné choisir !

FlDÈS.

Des filles de Dordrecth, Berthe est la plus gentille

Et la plus sagel et je veux vous unir. Et je veux, dès demain, que Berthe me succède Dans mon hôtellerie et dans mon beau comptoir. Le plus beau, vois-tu bien, de la ville de Leyde. Hâtons-nous... car mon fils nous attend pom* ce soir!

BERTHE

Reposez-vous, d'abord.

FIDÈS

Que Dieu nous soit en aide Partons!

BERTHE

Non pas vraiment ! Vassale, je ne puis

Me marier, ni quitter ce pays

Sans la volonté souveraine Du comte d'Oberthal, seigneur de ce domaine. Dont vous voyez d'ici les créneaux redoutés !

FIDÉS

Alors auprès de lui, courons... Viens!

(EUe veut l'entraîner vci-s le château, à droite.) BERTHE, prêtant l'oreille.

Ecoutez!

{au moment où Berthe et Fidès viennent de franchir les marches ae l'escalier qui conduit au château, on entend au dehors un air de psaume, puis paraissent a\j haut de l'escalier trois anabaptistes.)

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