‹ Le prophète; opéra en cinq actes. Paroles d'Eugène Scribe. Représente pour la première fois, a Paris, sur la Théâtre de l'Opéra le 16 avril 1849Chapitre 5 sur 87 · SCÈNE TV · texte numérisé non relu

SCÈNE TV

Les mêmes, ZACHARÏE, JONAS, MATHÏSEN.

FIDÈS, à demi voix, à Berthe, et redescendant avec crainte les mai de l'ecsalier.

Quels sont ces^hommes noirs aux figures sinistres?

BERTHE, de même.

On dit que du Très-Haut ce sont de saints ministres. Qui depuis quelque temps parcourent nos cantons. Répandant parmi nous leurs doctes oraisons !

JONAS, MATHÏSEN ET ZACHARIE, à voix haute.

Iterum ad salutares undas.

Ad nos, in nomine Dei, Ad nos venite, populi !

TOUS

Écoutez! écoutez le ciel qui les inspire;

Dans leurs traits égarés voyez quel saint délire.

LES TROIS A>^ABAPTISTES.

0 peuple impie et faible! ô peuple misérable! Que l'erreur aveugla, que l'injustice accable!

ZACIIARIE.

I.)e ces champs fécondés longtemps par vos suem ^ Voulez-vous être enfin les maîtres et seigneurs?

LES TROIS ANARÀPTISTES.

Ad nos venite, populi!

JONAS, à un des paysans lui montrant le château.

Veux-tu que ces castels, aux tom-ellfis altièrps. Descendent au niveau des plus humbles chaumières?

LES TROIS ANABAPTlSTflS.

Ad x\OiS yenite, p/opuh !

MATHÏSEN.

Esclaves et vassaux, trop longtemps à genoux, Ce qui fut abaissé se lève!... Levez-vous!

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