‹ Le prophète; opéra en cinq actes. Paroles d'Eugène Scribe. Représente pour la première fois, a Paris, sur la Théâtre de l'Opéra le 16 avril 1849Chapitre 46 sur 87 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

BERTHE

Pour garder à ton fils le serment qui m'engage, Vainement j'ai chcrciic le trépas dans les flots! Un pêcheur m'a portée expirante au rivage, Où des soins généreux m'ont cachée aux bourreaux Et plus tard j'ai couru! j'ai revu ta chaumière!... Où sont-ils?... où sont-ils?... Disparus pour jamais! Vers Munster j'ai tourne mon espoir! Là naguère Mon aïeul, vieux soldat, fut gardien du palais ! Seule, à pied... j'ai bravé les dangers, la misère!

Cet humble habit l'éloignait de mes pas! Et j'accours!... je te vois! mon amie et ma mère! Guide-moi vers ton fils!... conduis-moi dans ses bras?

FIDÉS, à part.

Pauvre fille!... comment fah^e Pour t'apprendre ma misère, Pour te dire qu'une mère D'un fils pleure le trépas!

^ BERTHE, avec joie et vivacité.

Près de ton fils^ conduis-moi, bonne mère; Viens, hâtons-nous!... 0 bonheur! ô transport!

FIDÉS, de même.

Mon fils!...

BERTHE, veyant son trouble.

En quels lieux est-il donc?

FIDÉS, sanglotant.

Il est mort!

BEBTHE, poussant un cri.

Mort!. . mort!...

(Moment de silence et de consternation.)

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