‹ Le prophète; opéra en cinq actes. Paroles d'Eugène Scribe. Représente pour la première fois, a Paris, sur la Théâtre de l'Opéra le 16 avril 1849Chapitre 48 sur 87 · BEI\TUE · texte numérisé non relu

BEI\TUE

Qui? lui! ce monstre, ce tyran!

Imposteur, qui remplit l'Allemagne de sang... Et partout, devant lui, soulève la tempête!..

FIDÈS, avec désespoir.

n a tué mon fils!..

BERTHE

Punissons leurs forfaitsl

FIDÈS

Hélas! tu ne peux rien, pauvre fille!

BERTHE

Peut-être I Si je puis seulement entrer dans son palais...

FIDÈS

Eh! que veux-tu?

BERTHE

Frapper le traîtrel

(Atcc exaltation.)

Dieu me guidera!

Dieu m'inspirera!

Sa voix immortelle M'anime et m'appelle!

Ma seule espérance Est dans la vengeance..; Jean.,, réveille-toi!

Viens! marche avec moi!

BERTHE

Pour ce cruel point de clémenctt.

FIDÈ3.

Prions même pour h w^chantl

42 LE FROFHiTE.

BERTHE

Je ne lui dois que la vengeance 1

FIDÈS

Me rendra-t-elle mon enfant?

BERTHE

C'est sauver T Allemagne entière, Que du tyran la délivrer!

FIDÉS

Peut-être a-t-il aussi sa mère, Qui, comme moi, va le pleurer!

BERTHE

Non, non, j'en ai fait le serment!

' Jean ! ... tu seras ven gé !

FIDÉS

Comment?

BERTHE

Adieu donc!

riDÈs.

Reste encorl

BERTHE

Dieu me guide!

FIDÉS

A la mort!

BERTHE

J'y compte! Dieu me guidera!

Dieu m'inspirera !

Sa voix immortelle M'invite et m'appelle 1 Ma seule espérance Est dans la vengeance!...

Jean! réveille-toi!

Viens!... marche avec moi!

^Çsrthe se précipite vers une des rues à gauche qui conduit au palais. Fidès,

qui ne peut courir aussi vite, la suit de loin en tendant les bras vers elle.)

(le théâtre change et représente la cathédrale de Munster.)

(tlïie partie de cortège est censée déjà entrée ; l'autre moitié continue à défilef ; au fond de l'église des trabans de la garde du Prophète forment la haie. Marche des grands électeurs portant l'un la couronne, l'autre le sceptre, l'autre la main de justice, celui-ci le sceau de l'État, et d'autres ornements impériaux. Jean paraît après eux , la tète nue et habillé en blanc. Il traverse la nef principale et se rend dans le chœur au maître autel qui est dan* le fond à droite et qu'on ne voit pas. Le peuple , qui est sur U dovant du

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