BEI\TUE
Qui? lui! ce monstre, ce tyran!
Imposteur, qui remplit l'Allemagne de sang... Et partout, devant lui, soulève la tempête!..
FIDÈS, avec désespoir.
n a tué mon fils!..
BERTHE
Punissons leurs forfaitsl
FIDÈS
Hélas! tu ne peux rien, pauvre fille!
BERTHE
Peut-être I Si je puis seulement entrer dans son palais...
FIDÈS
Eh! que veux-tu?
BERTHE
Frapper le traîtrel
(Atcc exaltation.)
Dieu me guidera!
Dieu m'inspirera!
Sa voix immortelle M'anime et m'appelle!
Ma seule espérance Est dans la vengeance..; Jean.,, réveille-toi!
Viens! marche avec moi!
BERTHE
Pour ce cruel point de clémenctt.
FIDÈ3.
Prions même pour h w^chantl
42 LE FROFHiTE.
BERTHE
Je ne lui dois que la vengeance 1
FIDÈS
Me rendra-t-elle mon enfant?
BERTHE
C'est sauver T Allemagne entière, Que du tyran la délivrer!
FIDÉS
Peut-être a-t-il aussi sa mère, Qui, comme moi, va le pleurer!
BERTHE
Non, non, j'en ai fait le serment!
' Jean ! ... tu seras ven gé !
FIDÉS
Comment?
BERTHE
Adieu donc!
riDÈs.
Reste encorl
BERTHE
Dieu me guide!
FIDÉS
A la mort!
BERTHE
J'y compte! Dieu me guidera!
Dieu m'inspirera !
Sa voix immortelle M'invite et m'appelle 1 Ma seule espérance Est dans la vengeance!...
Jean! réveille-toi!
Viens!... marche avec moi!
^Çsrthe se précipite vers une des rues à gauche qui conduit au palais. Fidès,
qui ne peut courir aussi vite, la suit de loin en tendant les bras vers elle.)
(le théâtre change et représente la cathédrale de Munster.)
(tlïie partie de cortège est censée déjà entrée ; l'autre moitié continue à défilef ; au fond de l'église des trabans de la garde du Prophète forment la haie. Marche des grands électeurs portant l'un la couronne, l'autre le sceptre, l'autre la main de justice, celui-ci le sceau de l'État, et d'autres ornements impériaux. Jean paraît après eux , la tète nue et habillé en blanc. Il traverse la nef principale et se rend dans le chœur au maître autel qui est dan* le fond à droite et qu'on ne voit pas. Le peuple , qui est sur U dovant du