ACTE II, SCÈNE VIII
Tl faut bien obéir aux nobles, aux seigneurs ;
Nos femmes et nos biens, nos enfants sont les leurs! Nous devons, sous le joug, nous courber et nous taire.
FIDÈS
Je n’aime pas, mon fils, t’entendre ainsi parler!
Quelque sombre projet t’agite?
JEAN
Non, ma mère!
Il est tard !... le repos est pour vous nécessaire !... Loissez-moi !
Avec impatience.
Je le veux!
fidês.
Ali ! tu me fais trembler !
Je te laisse !
Avec tendresse.
A demain!
jeaït, d'un air froid et calme.
A demain !
Fidès entre dans la chambre à droite.
SCÈWE VII.
JEAN, seul, cessant de se contraindre et éclatant. .
O' furies!
Qui déchirez mon cœur, venez, guidez mon bras !
Le ciel ne tonne pas sur ces têtes impies!
A moi donc de punir, à moi donc leur trépas !
Qui faut-il immoler?... qui frapper ?... tous!!! je jure De laver dans leur sang ma honte et mon injure I Oui..; leur sang! mais comment?...
On entend dans le fond le psaume des trois anabaptistes.
Y CUX DES ANABAPTISTES.
Au nom d’un Dieu vengeur, Venez à nous! sinon, malheur à vous! malheur!
JEAN
Ah ! c’est Dieu qui m’entend !... Dieu qui me les envoie Pour servir ma vengpance et me livrer ma proie!
Jl va à la porte du fond qu'il ouvre doucement.
SCÈrME VIII.