‹ Le prophete opera en cinq actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 33 sur 63 · ACTE 111, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE VI

ENSEMBLE

JONAS et ZACUARIE.

Verse, verse, frère,

Puisque Dieu t’éclaire ;

Sous notre bannière Tu seras admis!

Embrassons-nous, frères.

Le doux choc des verres Fait les cœurs sincères Elles vrais amis !

OBERTHAL.

Verse, verse, frère.

Oui, le ciel m’éclaire ;

Sous votre bannière Je dois être admis 1

A part.

O Dieu tutélaire,

Ta juste colère Châtiera, j’espère,

De pareils bandits!

JONAS

Mais pourquoi dans l’ombre Demeurer ainsi ?

Chassons la nuit sombre Qui nous couvre ici.

Tirant de sa poche un briquet qu'il se met à battre. La flamme scintille.

Et grâce h co fer,

Du caillou pétille Et jaillit l’éclair.

Il allume une lampe qui est sur la table.

O douce rencontre,

Qui sans doute ici L’un h l’autre montre Les traits d’un ami !

A la lueur de la lampe qui vient de s'allumer tous trois se reconnaissent.

O ciel !

JONAS

C’esl lui !

obërthal, à part.

Brigand !

ZACHARIE

Obërthal 1

JO.NAS

Cet infâme i

OBËRTHAL.

Mon sommelier, fils de Satan !

JONAS

Mon ancien maître, mon tyran !

OBËRTHAL.

Vous 1 que tous deux l’enfer réclame.

ZACHARIE

Toi qui fis couler notre sang !

„ ENSEMBLE

JONAS et ZACHARIE.

Le ciel nous éclaire I Réjouis-toi, frère,

A notre bannière Que lu vois d’ici.

O destin prospère,

- Tu seras, j’espère,

Pendu par un frère Et par un ami !

OBËRTHAL.

O Dieu tutélaire 1 Ta juste colère Châtiera, j’espère,

De pareils bandits !

Infâme repaire.

Race sanguinaire,

Au ciel et sur terre Soyez tous maudits !

Les soldats qui étaient en sentinelle h la porte de la tente sont accourus au bruit et entraînent Obërthal.

zacharie, ù Jonas.

Qu’on le mène au suplice!...

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