SCÈNE V
Les portes du château s’ouvrent ; Oberthal sort ; il est entouré de seigneurs ses amis, avec lesquels il cause en riant. A sa vue les paysans s'arrêtent; ceux qui avaient gravi les marches de V escalier les redescendent avec effroi, et cachent les bâtons don ils s’étaient armés.
Oberthal s’avance tranquillement au milieu des paysans qui le saluent.
choeur de paysans, ôtant leur chapeau.
Salut ! salut au noble châtelain ! • oberthal, regardant le groupe des anabaptistes.
Quels accents menaçants, quels cris sombres et tristes Troublent jusqu’en nos murs la gaîté du festin ! S’approchant d'eux.
Ceux-lk ne sont-ils pas de ces anabaptistes,
Ces fougueux puritains, ces ennuyeux prêcheurs,
Semant partout, dit-on, leurs dogmes imposteurs?