‹ Le prophete opera en cinq actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 8 sur 63 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

oberthal, regardant Jonas.

Eh ! mais, je crois le reconnaître ;

Oui, c’est maître Jonas, mon ancien sommelier,

Que j’ai de ce château chassé par la fenêtre I Il me volait mon vin, dont il se disait maître.

Aux soldats qui raccompagnent , montrant les trois anabaptistes.

Que le fourreau du sabre aide à les châtier!

Tous trois, avec indignation.

Un supplice infamant !

oberthal, à Zacharie.

Et je vous fais suspendre A ces nobles créneaux, vous et vos compagnons,

Si vous reparaissez jamais dans ces cantons!

Aux soldais.

Qu’on les chasse! Eloignez sa figure infernale !

Apercevant Berthe qui s’avance timidement et fait la révérence. Ah ! celle-ci vaut mieux. Approche, ma vassale.

Aux seigneurs scs amis.

Tous ces vins généreux, que j’ai bus à longs traits,

Enivrent ma raison et doublent ses attraits.

A Berthe.

Parle! Que me veux-tu ?

perthe, bas à Fidès.

Ma mère, j'ai bien peur I

FIDÈS

Ne crains rien ; je suis là pour te donner du cœur ! fidès et berthe, à Oberthal.

romance, à deux voix.

PREMIER couplet.

Un jour dans les flots de la Meuse J’allais périr... Jean me sauva !

Orpheline et bien malheureuse,

Dès ce jour il me protégea !

Je connais votre droit suprême;

Mais Jean m’aime de tout son cœur...

Ah! permettez qu’aussi je l’aime!

Le voulez-vous, mon bon seigneur?

Mon doux seigneur!

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