DEUXIEME COUPLET
Vassale de votre domaine,
Je suis sans fortune et sans bien Et Jean, que son amour entraîne, ê Veut m’épouser, moi qui n’ai rien !
Voici sa mère qui réclame
Pour son fils, ma main et mon coeur...
Penne ttez-moi d’être sa femme.
Le voulez-vous, mon bon seigneur?
Mon doux seigneur!
oberthal, regardant Berthe avec amour.
I h quoi ! tant do candeur, d’attraits et d’innocence St raient perdus pour nous et quitteraient ces lieux !
A Berthe.
Non ; ta beauté mérite un, sort plus glorieux.
Pour toi, pour ton bonheur, usant de ma puissance,
Je refuse...
choeur de paysans, poussanfjun cri d’indignation.
Grands dieux !
berthe, se jetant dans les bras de Fidès.
Ah ! quelle horreur!
fidès, s’élançant au milieu des paysans.
* Ah ! quel malheur!
oberthal, à droite, d ses amis.
C’est b moi qu’appartient tant de grôce et de charmes ; Mon cœur h son aspect bat d’un transport soudain.
Fidès à gauche, au milieu des paysans, leur fait honte de leur lâcheté, les supplie de défendre Berthe, et de réclamer justice pour elle. Les paysans, excités par ses reproches, s'avancent d’un air résolu et menaçant vers leur seigneur, qui, sans les voir, cause avec ses amis. A leur approche Oberthal se retourne ; ses vassaux s’arrêtent interdits et tremblants.
oberthal, s’ avançant sur eux et les faisant reculer. Croyez-vous, par hasard, m’inspirer des alarmes?
Je l’ai dit, je le veux, moi seigneur châtelain 1
Vos cris sont moins puissants que Berthe et que ses larmes !
Soumettez-vous d’abord, et nous pourrons après
Céder aux pleurs, peut-être: — aux menaces, jamais!
Pendant ces derniers vers, de. jeunes pages de la suite d' Oberthal