‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec ..., Volume 2Chapitre 7 sur 78 · CHAPIT&B XXVtl · texte numérisé non relu

CHAPIT&B XXVtl

nuptial? Écoutons César nous parler des Germains : « Nulla est occultatio , quod et promiscui in fluminibus perluuntur, et pellibùs aut rh^orum tegumentis utuntur, magna corporis parte nuda. » (Gaesar, de Belh Gaïl, lib, vi.)

Je me suis vu forcé d'opposer des textes aux textes ; il m'a fallu dissiper ainsi des systèmes fantastiques créés par la démangeaison de subtiliiser, par la manie de chercher des causes étranges à des phénomènes dont l'origine se découvre sans difficulté dès que l'on consulte de bonne foi la philosophie et l'histoire. En cette occasion aucun soin n*était de trop, puisqu'il s'agissait d'éclaircir un des points les plus délicats de l'histoire du genre humain, de chercher la source d'un des éléments les plus féconds de la civilisation européenne ; il fallait comprendre Toi^anisation de la famille, c'est-à-dire fixer un des pôles de l'axe sur lequel tourne la société.

Que le Protestantisme se glorifie d'avoir introduit le divorce, d'avoir 'dépouillé le mariage du sublime caractère de sacrement, et soustrait ainsi à la protection de l'Eglise l'acte le plus important de la vie de l'homme; qu'il se réjouisse d'avoir défruit les asiles des vierges consacrées au Seigneur , qu'il se vante de ses déclamations contre la vertu la plus augélique et la plus héroïque : pour nous, après avoir défendu sur ce point la doctrine et la conduite de l'Église catholique au tribunal de la philosophie et de l'histoire, nous n'invoquerons pas,

Page 1