I. — ÉTAT DU PROTESTANTISME EX GÉNÉRAL
Dissolution du protestantisme, — d'abord peu sensible, — bientôt devenue visible et publique. — ■ Contraste du protestantisme primitif avec le protestantisme actuel. — Réfutation de certaines assertions d'un journal protestant par des faits et par les propres aveux des protestants sur la situation religieuse du protestantisme. — Autre série de faits et d'aveux tendant à prouver qu'il n'y a plus d'unité dans le protestantisme. — Aveu que la Réforme a besoin de réforme.
Celui qui verrait une longue chaîne suspendue à un point fort élevé se rompre , en tombant par quelque coup violent, aurait raison de penser que les anneaux de cette chaîne, n'étant plus joints ensemble, prendraient bientôt des directions diverses. Toutefois, comme chacun de ces anneaux resterait dans son entier, il ne serait pas difficile de les rejoindre et de refaire la chaîne ; mais si ces anneaux étaient mis en morceaux eux-mêmes, la chose deviendrait impossible. Nous voyons aussi qu'on peut, au moyen du fluide galvanique, imprimer quelque mouvement à un cadavre de fraîche date, de manière à lui rendre un semblant de vie; mais qu'il en devient incapable s'il est déjà dissous par la putréfaction. Or tel est l'état actuel du protestantisme, non-seulement épuisé de vigueur et de force, mais tombé même en putréfaction et en dissolution. Une preuve évidente et de fait de la putréfaction d'un corps, c'est sa décomposition et la multitude des vers (fui s'y engendrent. Eh bien, c'est encore là l'état du protestantisme, qui, né putride, a bientôt commencé à se décomposer en diverses sectes, qui n'ont pas tardé elles-mêmes à se multiplier à l'indéfini, et sont comme
autant de vers qui le rongent et le consument de plus en plus.
La putréfaction que le protestantisme renfermait dans, ses entrailles n'a pas paru immédiatement dans sa forme hideuse ; toutefois, il n'a pas été longtemps sans laisser voir pulluler cette engeance de vers rongeurs qu'il porte dans son sein. Dans leurs commencements, les diverses communions protestantes retinrent quelque temps une certaine forme extérieure et comme une apparence de foi commune. On respectait, ou du moins on feignait de respecter la Bible et sa divine inspiration; on se montrait fermement attaché aux principaux articles de la révélation ; on exagérait même la foi, en la proclamant exclusivement l'unique moyen de justification ; on témoignait une certaine vénération pour l'Église, au moins des trois ou quatre premiers siècles. Les controversistes du parti ne dédaignaient pas d'en appeler à la Bible et à la doctrine des temps primitifs de l'Église. De là les ouvrages volumineux de tant d'érudits protestants qui figurent encore aujourd'hui dans les bibliothèques : ouvrages qui sont un témoignage toujours subsistant de l'esprit de la polémique religieuse et des sentiments dont la Réforme était animée, tant dans son ensemble général que dans ses branches diverses. L'exégèse biblique était cultivée de préférence par les savants de chacune de ses sectes. Cette physionomie en quelque sorte catholique se remarque surtout dans la soi-disant Église anglicane On s'y est attaché au symbolisme des xxxix articles, qui maintiennent plusieurs points de la croyance catholique. quoique en des termes passablement élastiques ou sus-
ceptibles de sens opposés, et on y a interdit aux particuliers l'intelligence arbitraire de l'Écriture, en voulant qu'elle soit entendue conformément à l'interprétation des Pères et à la tradition des sept ou huit premiers siècles de l'Église; on y a conservé le symbole de saint Athanase avec les décisions des quatre premiers conciles ; on y a retenu tous les degrés divers de la hiérarchie. Et c'est aussi à cette disposition qu'il faut attribuer tant d'ouvrages polémiques d'une multitude de savants anglicans, qui nous font foi de leurs principes et de leur croyance.
Mais comme cet état de choses n'était pas naturel ni en harmonie avec le principe constitutif du protestantisme, qui est le libre examen, il ne pouvait durer longtemps. Ce principe, corrosif comme un cancer, ne tarda pas à ronger le corps, ou pour mieux dire, le simulacre delà Réforme; à en pénétrer les membres et à s'infiltrer jusque parmi le peuple ; à y dévorer enfin tout ce qui s'y était conservé de l'ancienne Église, dont elle n'était au fond qu'un membre séparé.
Maintenant, pour ce qui concerne les documents à citer à l'appui de notre assertion, nous avons une réponse donnée ces dernières années à un article du Semeur, journal des méthodistes de la France, qui avait osé affirmer ce qui suit : « Les protestants ont proclamé le présent et l'avenir; ie protestantisme a proclamé en outre, ou plutôt a salué le moment, plus prochain peutêtre qu'on ne pense, où les catholiques, honteux d'appartenir à une religion avilie, en sortiront avec dédain, et donneront la main à ceux qui l'ont abandonnée, il \ a trois siècles. Alors s'établira une nouvelle Église, qui
soutiendra toutes les maximes de l'esprit moderne en restant fidèle aux vérités immuables de la révélation » (1). Cette téméraire assertion méritait d'être relevée; aussi en a-t-on fait justice par l'exposé des faits que voici :
1° Une correspondance de Bàle, 26 juillet 18ft3, publiée par la Presse, donne la nouvelle suivante : « Un journal allemand de Lausanne annonçait qu'il consacrerait dorénavant ses colonnes à la propagation du communisme et de X athéisme, en attaquant indistinctement toutes les croyances religieuses, comme au-
(1) Semeur, 23 juillet 1845, n° 30. Observons ici en passant la présomption avec laquelle ces hommes débitent de telles assertions, la hardiesse et la téméraire confiance avec lesquelles ils les soutiennent, comme le fait encore en ce moment la Buona .Vocella qui se publie à Turin. Bien simple est celui qui les croit. La longue expérience que j'en ai faite en parcourant leurs livres m'a prouvé qu'il n'y a personne capable de nier et d'affirmer avec autant de hardiesse selon son caprice, sans sujet de le faire, que les protestants qui écrivent pour le peuple et les mécréants. Dans ce nombre je me permettrai de compter le comte Agénor de Gasparix, d'après le dernier ouvrage qu'il a publié sous le titre : Les écoles du doute et l'école de la foi , Essai sur l'autorité en matière de religion, Genève, 1853. Cet auteur, après avoir flagellé toutes les sectes protestantes qui ne s'accordent pas avec lui et avec son école, après avoir défiguré le catholicisme pour le combattre, en vient jusqu'à se proclamer lui-même seul infaillible avec son école par l'opération intérieure de l'Esprit-Saint, et à appeler l'Eglise catholique Yécole du doute. Dans un autre ouvrage, il d osé distinguer dans les lettres de saint Paul entre la parole de l'homme et la parole de Dieu. Que dire d'un tel écrivain, de ce réformateur du xixe siècle! Qu'il n'est qu'un misérable fanatique piétiste; qu'il ne cherche qu'à se faire illusion à lui-même ainsi qu'à ses adhérents; qu'il est un calomniateur de l'Eglise catholique à compter de plus à la suite de ceux qui l'ont devancé dans cette triste carrière.
tant de principes de servitude sociale. Chez nos voisins de Bàle-Campagne et de Soleure, on remet de nouveau sur le tapis l'ancien projet de fonder une Église suisse soi-disant catholique, dans le genre de celle qu'avait voulu fonder en France votre abbé Chàtel. »
2° Dans le catéchisme de Genève, Calvin disait : « Je m'inquiète si fort au sujet de la postérité, que c'est à peine si j'ose y arrêter ma pensée. Car, à moins que Dieu ne nous vienne en aide par quelque miracle, il me semble que le monde est menacé de la plus extrême barbarie; et Dieu veuille que nos descendants n'éprouvent pas bientôt que c'est là une véritable prophétie, plutôt qu'une conjecture » (1)!
o° Dans le journal Die Berliner monaschrift, n. 1, on lit : « Ennemis de l'hypocrisie, nous déclarons franchement la guerre à tout ce qui existe, une guerre de destruction à toutes les religions établies. Notre critique n'en admettra, n'en respectera aucune; toutes y passeront... Quanta l'athéisme, si nous ne le proclamons pas encore, nous pouvons en attendant nous essayer à démolir peu à peu le sentiment religieux.
« Le critique soumet à son examen les récits de l'Écriture ; il considère le christianisme dans son essence; il établit que ces récits sont fabuleux, que cette essence est chimérique. Il veut élever les hommes jusqu'à l'athéisme, parce qu'alors seulement ils seront libres. Le
|1) « De posteritate ego sic sum anxius. ut tamen vix cogitare . audeam. Nisi enim mirabiliter Deus è cœlo succurrerit, videre •• mihi videor extremam barbariem impendere orbi ; atque utinam - non paulô post sentiant filii nostri, fuisse hoc verum potius » vatieinium, quàm conjecturam. »
radicalisme a miné le christianisme et la religion; l'État a dû se défaire de toute tradition, abjurer l'aristocratie et les temples : maintenant il faut affranchir l'homme du joug de la conscience ! A l'Allemagne, ce pays le plus essentiellement protestant qui soit au monde, il appartient de remplir cette noble mission. Les Anglais et les Français en font, il est vrai, quelque apprentissage, mais canaille, sotte race ! Voyez ce méchant poète jésuite, Eugène Sue !
« Dans le principe de la Réforme l'Allemagne n"a rien fait pour sa liberté politique, mais tout pour sa liberté religieuse; elle a fait resplendir la lumière, qui lui a révélé la base de toute philosophie, qui est de ne pas connaître d'autre droit que celui de l'idée. »
!\° D'un autre côté, voici ce que Gibbon écrit des catholiques : « Les dogmes du catholicisme étaient admis spéculativement et, pratiquement dans la période des quatre premiers siècles depuis Jésus-Christ. » Au lieu que la Réforme a largement acquitté la promesse qu'elle faisait dès sa première apparition, quand Luther lui-même écrivait à Zwingle, liv. 1er: « Il sera bientôt nécessaire, vu la diversité des interprétations de la Bible, dans l'intérêt de l'unité religieuse, que nous recourions de nouveau aux décisions des conciles; » et quand Calvin, à son tour, écrivait à Mélanchthon : « N'est-ce pas honteux qu'en guerre avec le monde, nous soyons désunis dès le commencement de la Réforme? » à quoi Mélanchthon répondait : « L'Elbe, avec tous ses flots, ne me fournirait pas assez d'eaux pour pleurer les malheurs de la Réforme divisée. On \ doute des choses les plus importantes. Le mal est in-
curable » (Epist. 100, lib. k). La Gazette ecclésiastique de Berlin écrit en effet : « Il est aisé de prouver, et on a prouvé effectivement plus d'une fois que, de tous nos pasteurs, il n'y en a pas un qui croie ce que croit l'autre. » « On se moque d'eux tous comme d'autant de faux prophètes » (Lûdke). « Le peuple, voyant leurs contradictions, traite ses guides d'imbéciles et d'imposteurs » (F;scher). « On peut affirmer sans balancer qu'il n'y a pas un théologien parmi nous qui n'ait renoncé à quelque point important de nos croyances, et jugé tel par les premiers réformateurs » (Planck). « Cet état de choses est déplorable, et accuse de plus en plus l'Eglise et ses institutions. L' anti-christianisme ne s'en cache pas... La Bible est indignement interprétée. . . Nos universités augmentent le mal » (Jean Muller, cité dans la Minerva de juillet 1809). « Satan lui-même a plus de foi que beaucoup de nos exégètes, et Mahomet valait beaucoup mieux qu'eux » (Ewald). Trembley, dans son État présent du christianisme , s'expliquait en français comme Ewald en allemand. « La décadence de la religion dans presque tous les pays protestants n'est que trop évidente » (Kirchaff). « Non-seulement les hautes classes, mais le peuple même s'enfonce tous les jours davantage dans l'indifférence pour les idées religieuses » (Bickel). « Et nous sommes arrivés à un tel point que, si les classes moyennes ne sont pas encore dépouillées de toute habitude morale, l'esprit religieux les a complètement abandonnées » [Journal théologique. 1830, n°ok) . Tels sont les aveux formels des principaux écrivains
protestants ; tels sont les faits du protestantisme qui en manifestent bien l'état actuel.
Quant à l'Écriture proclamée l'unique règle de foi, voici ce qu'en écrit le Tacite de la Germanie, Jean Muller : « Eh î qu'en a fait l'exégèse protestante? Qu'estce que l'Écriture sainte, seule règle de foi, quand il plaît a l'un d'en retrancher une épître de saint Paul, à l'autre d'y supprimer l'Évangile de saint Jean, à un troisième d'en faire disparaître les trois premiers Évangiles » (1) ?
Mais voici une autre série de précieux témoignages sur l'état actuel du protestantisme. On sait avec quelle ardeur les premiers protestants, après s'être séparés de l'Église romaine, ont défendu le principe de l'unité. Tous les livres symboliques contiennent l'article : Je crois une Eglise; je crois que l'Eglise est une, et condamnent la diversité de croyances et de cultes. Calvin, furieux de ne pouvoir dominer seul, déclarait que « s'éloigner de l'Église, c'est renier Jésus-Christ; qu'il faut bien se garder d'une coupable séparation ; qu'on ne saurait imaginer un attentat plus atroce que celui de violer, par une perfidie sacrilège, l'alliance que le Fils de Dieu a daigné contracter avec nous » (2). J.,es Anglais, désolés de voir les sectes déchirer le sein de leur Église établie, ont insisté peut-être encore plus fortement sur la nécessité de l'unité. Laissons-les parler eux-mêmes : « Quant au péché de diviser l'Église, dit l'un d'eux, nous conviendrons sans peine que c'est un
'1) Voir la Minerra de 1609.
2 Institut., lib. iv,
crime des plus graves et des plus énormes comme des plus odieux » (1). « Je défie, disait Samuel Parker, de me montrer un article plus impérieusement prescrit, aussi fréquemment recommandé, que le maintien de l' unité parmi tous les chrétiens » (2).
Voilà donc l'unité de l'Église confessée, défendue et hautement proclamée par les protestants, comme nécessaire, comme constituant un point essentiel et caractéristique de la religion chrétienne. En cela les docteurs protestants n'ont fait que copier les livres de l'Église catholique, ainsi que ses symboles.
Or, l'Église protestante remplit-elle cette condition? est-elle une? Laissons encore parler les protestants euxmêmes : « Le protestantisme, dit de Wette, dont l'union a été affaiblie et rompue par la multiplicité des confessions et des sectes qui se sont formées durant et depuis la Réforme, ne présente plus, comme l'Église catholique, une unité extérieure, mais une diversité de couleurs différentes » (3).
« Avouons-le franchement, dit un journal protestant, notre Église est déchirée à l'intérieur autant qu'à l'extérieur; elle est divisée de principes et d'opinions au dedans comme au dehors d'elle-même; elle est partagée en sectes sans nombre, en fractions de fractions à l'infini » (h).
(1) Serions Enquiry into the causes uf the neglect of the protestant religion.
(2) Religion and loyalt/j, 1684.
(4! L'Idée, revue trimestrielle, 1835.
« On voit, dit Lehman, et on conçoit le protestantisme; mais on ne voit nulle part une Eglise protestante » (1).
« Ce n'est pas une Eglise, dit Planck, ce sont des Églises que nous avons » (2).
« L'Église luthérienne, dit Frœseisen, sous le rapport de ses fractions diverses, ressemble à un ver coupé en mille morceaux, dont chacun s'agite tant qu'il lui reste un peu de vie, mais qui finit par mourir » (3).
« Si Luther sortait de son tombeau, dit Reinhard, il lui serait impossible de reconnaître pour membres de son Église les docteurs qui se disent ses successeurs » (!x) .
« La différence, dit Augusti, entre les anciens et les nouveaux protestants, est si grande, que si Luther revenait, il protesterait solennellement contre le nouveau protestantisme, de même que, plus d'une fois, les nouveaux théologiens protestants ont exprimé la résolution de délivrer le protestantisme de la tyrannie de Luther » (5) .
« 11 ne faut pas, dit Vinet, que trois siècles de vie extérieure fassent illusion au protestantisme. Il vit encore de la première et vigoureuse impulsion qu'il a reçue au \vie siècle ; il vit de ses antécédents politiques ; il vit de l'élément de la nationalité. Mais cette impulsion s'é-
(1) . ispect et danger du protestantisme, 1810.
(2) Situation du parti catholiqe et protestant . 1816.
3] Discours (1(> réception au doctorat, Strasbourg, 1713. !l Homélie pour L'anniversaire de la Réforme, 1810. (5) Souvenirs de /' histoire de la lié forme allemande, 1814, C. 2, p. 727.
puise. Les poutres de la charpente se déjoignent. L'édifice craque de toute part. Les forces accessoires et auxiliaires se retirent. Le protestantisme reste seul et désorganisé... Il y a des protestants, il n'y a plus de protestantisme. . . Ce n'est donc pas seulement en principe, c'est en fait, c'est d'une manière flagrante que ce royaume est divisé contre lui-même » (1). Ainsi parle Vinet, qui, peut-être par oubli, a omis de rapporter le reste du texte : Tout royaume divisé contre lui-même périra. Ou bien, s'il n'a pas ajouté cette citation, c'est peut-être qu'il espère le relever au moyen d'une nouvelle organisation, puisqu'il ajoute : « Le christianisme protestant est désorganisé, ou, si l'on veut, inorganique » (2). Et c'est le même auteur qui avoue que « le protestantisme n'est que le lieu d'une religion. Le protestantisme ne fut pas d'abord un principe, mais un fait ; ce ne fut pas protestantisme, mais protestation.. . La séparation n'était qu'un remède, que plusieurs ont pris pour un aliment. Étrange régime ! il faut l'avouer » (3).
Ajoutons enfin, sur l'état actuel du protestantisme en général, l'aveu du journal protestant le Semeur, déjà cité, ce journal si dévoué à la Réforme. « Le protestantisme aussi se renouvelle. Tous les hommes éclairés reconnaissent et proclament que la Réformation doit se réformer. Si AL Chevalier avait fixé son attention sur ces graves matières, il aurait vu qu'à beaucoup d'égards
1 Vinet, pasteur à Genève, Essoi sur la manifestation des convictions religieuses, p. 495.
j2) Ibid., p. 496.
(3) Ibid., p. 180.
l'œuvre du \vie siècle est également usée. Les divisions y sont nombreuses, les scissions profondes. Ce n'est pas sous l'étendard de Luther, de Calvin, de Cranmer. de Knox, que les peuples protestants accomplissent les choses qui excitent l'enthousiasme du rédacteur des Débats. Ils ont gardé la méthode du protestantisme, le droit d'examen, et en possèdent la conséquence, qui est la liberté des croyances religieuses ; mais ils sont loin d'avoir conservé toutes les opinions de la Réforme avec servilité. Quelle sera donc la pensée, ni catholique, ni protestante, à laquelle appartiendra l'avenir? Nul ne le sait pleinement ; car, s'il le savait, il aurait le secret de Dieu »(1).
(1) Voir ÏUnivers, 30 juillet 1847.