‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 108 sur 112 · Le reste est une simple glose de Matth · texte numérisé non relu

Le reste est une simple glose de Matth

Jamque nonus est destiné à relier le récit de Matthieu et celui de Luc. Sans exclure le recensement, notre auteur n'en parle pas. 11 semble que, s'il n'avait pas eu lieu,Joseph se serait rendu néanmoins à Bethléem, sa résidence ordinaire, où il avait tout préparé pour les noces. Mais comment se fait-il dés lors que Marie et Joseph n'aient point trouvé de place dans Bethléem ? L'auteur ne parait pas s'étre posé cette question, et il arrête brusquement son récit sur la mention de la naissance

familiérement, il découvrit son état. Il commença donc à s'agiter et à se troubler, parce qu'il ignorait ce qu'il était préférable de faire;il ne voulait point, en effet, la livrer, parce qu'il était juste; il ne voulait pas laisser planer sur elle le soupcon de fornication, parce qu'il était pieux. Il pensait donc à dissoudre secrètement son mariage et à la renvoyer ensecret. 2. Or, tandis qu'il était dans ces pensées, volci qu'unange duSeigneurluiapparutensonge,lui disant: « Joseph, fils de David, ne crains point, c'est-à-dire ne va pas avoir sur la vierge un soupcon de fornication en t'imaginant (surgon compte) quelque chose de fácheux, car ce qui est né en elle et qui présentement angoisse ton áme n'est point l’œuvre d'un homme, mais bien du Saint-Esprit. Seule, en effet, entre toutes (les femmes), elle mettra au monde en restant vierge le fils de Dieu. Et tu lui donneras le nom de Jésus, c'est-à-dire Sauveur, car 1] sauvera son peuple de ses péchés. » Joseph donc, selon l'ordre de l'ange, prit la Vierge pour épouse, et pourtant il nela connut point, mais la garda dans la chasteté. Et déjà approchait (la fin) du neuvième mois depuis la conception, quand Joseph, prenant avec luison épouse et les autres choses qui lui étaient nécessaires, partit pour la ville de Bethléem dont il était originaire. Or 1] arriva que, pendant leur séjour en ce lieu, le temps où (Marie) devait enfanter survint, et elle mit au monde, comme les évangélistes nous l'ont enseigné, son fils premierné, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et régne avec le Pére et le Saint-Esprit dans tous les siécles des siécles.

de Jésus. Au fait, son but était atteint; 1l a comblé par quelques brèves indications les lacunes des Évangiles relativement à l'enfance de Marie, il ne lui reste plus qu'à laisser la parole aux évangélistes eux-mêmes, Est-il besoin de faire remarquer, en terminant, que le choix fait parl'auteur dans les légendes mariales a été intelligent, puisque seuls les épisodes qu'il mentionne sont demeurés classiques dans l'Église latine ?

jor ica dE

TABLE ALPHABETIQUE

Page 1