‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 24 sur 112 · GER · texte numérisé non relu

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laisse auprès de la Vierge quand, l'heure de la délivrance approchant, il s’en va à la recherche d’une sage-femme 1 Et c’est peut-être ce fils, témoin de ces événements mi“ raculeux, qui se donne comme l’auteur du récit actuel. Si cette hypothèse est exacte, si le Jacques qui met sa signature à la fin du Protévangile, se donne bien comme le fils de Joseph, il faut féliciter l’auteur de sa hardiesse, puisqu'il trouve le moyen de faire de Jacques le frère du Seigneur, un témoin autorisé de la perpétuelle virginité de Marie.

Quoi qu'il en soit, l'idée du premier mariage de Joseph permet au Protévangile d'affirmer avec vraisemblance la 3

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vieillesse de Joseph. Cette affirmation qui trouvera tant de crédit dans l’imagination populaire, n'avait aucun“ fondement dans les Évangiles.Mais elle servait merveilleusement la thése de l'auteur; elle permettait de rendre aussi vraisemblable que possible le séjour de Marie dans la maison de Joseph; celui-ci pouvait passer aussi bien pour son père que pour son époux 3. Jamais virgo subintroducta ne s'était trouvée dans des conditions plus favorables.

L’explication donnée par le Protévangile concernant les frères du Seigneur rencontra immédiatement un immense succès. Clément d'Alexandrie et Origène s'y rangèrent les premiers 3; elle devint l'explication classique dans tout l'Orient. L'Occident lui fit d'abord bon accueil, saint Hilaire, saint Ambroise, saint Augustin semblèrent s'y rallier; mais la brusque intervention de saint Jéróme vint arrêter sa fortune, au moins dans l’Église latine. Sans doute, elle ne disparaîtra pas complètement, et l’on en retrouve la trace jusque dans la Somme de saint Thomas, mais si elle est encore mentionnée, c’est bien

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