ABRÉVIATIONS ET SIGNES CRITIQUES
Thilo Thilo, Codex apocryphus Novi Testament, | Lipsi Fabricius Fabricius, Codex apocryphus Νονὶ Testamenti, edit. 28. Hambourg, 1719.
Meyer Commentaire du Protévangile, dans Hennecke, Handbuch zu den N. Testamentlichen Apocryphen, Tubin 1 gue, 1904.
Eth. Version éthiopienne d'aprés la traduction de Chaine.
Sah. Fragment sahidique, cf. Introduction, p. 69 ἢ
Syr. Version syriaque publiée par Mrs. Lewis, Studia Si
naitica, t. XI. 1 A, B,C, Mss. du texte grec, cf. Introduction p. 63; Fa — le texte grec de Fabricius. F^ — Vaticanus 455. H Pos. Version latine de Postel; cf. Introduction, p. 164. (0 Mots ajoutés dans la traduction pour σε du. texte.
[4 Interpolations.
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I. 4. ' Ev «atc ἱστορίαις τῶν δώδεχα φυλῶν τοῦ ᾿Ισραὴλ ἦν ᾿Ιωακεὶμ πλούσιος σφόδρα. xal προσέφερε τὰ δῶρα αὐτοῦ
1 C’est le titre de E. Tischendorf le donne, comme étant le plus simple.
Titres des principaux mss. grecs : On peut les grouper de la maniére suivante :
a) Ceux qui ne mentionnent pas Jacques : E, C : διήγησις xal ἱστορία πῶς ἐγεννήθη ἡ ὑπεραγία θεοτόχος cic ἡμῶν σωτηπ ρίαν. — Ο: λόγος ἱστοριχὸς δηλῶν τὴν σύλληψιν xal ἀπότεξιν τῆς ὑπ. θεοτόχου x. τ. À. — 1: λόγος ἱστοριχὸς εἰς τὴν. x το ἃ:
b) Ceux qu le mentionnent a) sans lui donner aucun titre distinctif: H : ἱστορία παλαιὰ συ ρθη σα (sic) παρά τινος πα λαιοῦ ἀνδρὸς ᾿Ιαχώθου εἰς τὸν δίχαιον ᾿Ιωσὴφ xot εἰς τὴ
Μαριὰμ, περὶ τῆς γεννήσεως τοῦ Χριστοῦ. — Fe ἱστορίαι ᾿Ιαχώθου εἰς τὴν γένεσιν τῆς παναγίας θεοτόχου.ι — G : λό: yog. ἱστοριχὸς τοῦ «ἁγίου ᾿Ιαχώδου x. v. À — b) en lus
donnant le titre d'apótre, et de frère du Seigneur: À, B, D, M, L, — d'archevéque de Jérusalem : A, P.
Postel semble avoir fabriqué lui-même le titre "— | πρωτευαγγέλιον ἢ περὶ γεννήσεως Incoù Χριστοῦ xol τῆς μητρὸς αὐτοῦ τῆς ἀειπαρθένου Μαρίας λόγος ἱστοριχὸς ἁγίου ᾿Ιαχώθου τοῦ μείονος, συγγενοῦς τε xal ἀδελφοῦ τοῦ Κυρίου Ἰησοῦ, ἀποστόλου πρώτου xal ἐπισχόπου πρώτου χριστιανῶν τῶν ἐν ᾿Ιερουσαλήμ..
Syr. : Au nom de la Sainte Trinité, une en essence, nous commencons à écrire le livre de l’histoire de la Mère de Dieu, Marie, depuis le jour de sa naissance jusqu’au jour de sa sortie de ce monde. Que sa prière soit avec nous. Amen, Amen. — Livre pre
NATIVITÉ DE MARIE, LA SAINTE THÉOTOKOS, LA TRÈS ILLUSTRE MÈRE DE JÉSUS-CHRIST.
I. 1. (Voici ce qu'on lit) dans les histoires des douze tribus d'Israél. Il y avait un homme appelé Joachim, riche à l'excés, et 1l apportait ses offrandes en double, disant : Le
ES
mier : sur ses parents et aussi sur son annonciation par l'ange.
Eth. : Liber natieitatis Mariz. — Incipiamus, cum auailio domini nostri J. C., conscribere librum nativitatis Mariæ dominæ nostre, matris Dei sancta.
La division en chapitres est due à Fabricius ; la division en versets à Tischendorf. — Les titres s1 divers que portent les mss. n'ont aueune. garantie d'authenticité. Origène connaît le livre sous le nom de βίόλος ’Iaxw6ou; cf. p. 82, Le nom qui lui est donné à partir du rv® siècle, c'est l'Histoire (ï, ἱστορία), quelquefois aussi les orateurs grecs le désignent par les premiers mots. Nulle part chez les Grecs il n'est appelé évangile. Ce mot ne se trouve que chez les Latins: décret de Gélase : Evangelium nomine Jacobi minoris apocryphum. - I.1. La première phrase grecque n'est pas facile à comprendre; la lecon est cependant très ancienne, c'est celle de tous les mss. et de toutes les citations, particuliérement nombreuses pour les premiers versets. Seul Ps.-Eustathe supprime ἐν ταῖς ἱστορίαις. C'est ce qu'a fait également l'éthiopien ; le syriaque plus radical a supprimé tout le premier membre. On a cherché à expliquer ces ἱστορίαι de différentes façons. Fabricius conjecture ὑστεραίοις : « parmi les survivants des douze tribus. » Conjecture arbitraire. Les Péres grecs ont tous lu ἱστορίαις. Georges de Nicomédie, P. G.,t. c, col. 1384, l'explique par ἐν ταῖς γενεαλογίαις, ce qui ne donne pas encore un sens très clair, à moins que l'on n'interpréte le mot au sens matériel, d'un livre contenant la généalogie des douze tribus. L'auteur voudrait garantir l'authenticité de sa narration, en exprimant qu'il a tiré les noms et qualités de
ἔσται τῆς περιουσίας μου παντὶ τῷ λαῷ, xal ΕΣ ας , , Le * A 2 [4 2 φέσεώς μου κυρίῳ εἰς ἱλασμὸν ἐμοί 2.
1 Tous les mss. grecs donnent sensiblement de la méme manière! la première phrase.— Syr. : Il y avait un homme dont le nom était Yonakir, qui était riche à l'excés dans la crainte de Dieu et il apportait ses offrandes en double au Seigneur, disant en lui-même : — Eth.: Erat quidam homo e XII tribubus filiorum Israel, cui. nomen Joachim, e stirpe David. Valde dives erat et cum sacrificium. domino offerebat, duplex illud faciebat. Nemo erat qui faceret sicut. ile ex filiis Israel. Ipse enim secum reputans dicebat.
? Au lieu de περιουσίας, attesté par presque tous les mss. et quelques citations patristiques, E, M et Fa donnent περισσείας. Syr. : le surplus que j'offre sera pour tout le peuple, et cette por ton que je dois d’après la loi, je l'offre au Seigneur pour qu'elle me. serve de propitiation. — Eth. a une leçon trés différente : Hoc sacrificium meum si pro omnibus filis Israel, ut eis condonet domi nus omnia delicta eorum.
Joachim d'un registre public. C'est l'interprétation qu'admet Thilo. aprés Néander. Fabricius conjecture que l’imparfait 7» vise le fait qu'au temps de l’auteur supposé, le registre en question n'existait plus ayant été brûlé par ordre d'Hérode comme en témoigne Jules. Africain dans la lettre à Aristide conservée par Eusébe, H. E., I, vu 13. Mais toutes les explications précédentes ne rendent pas exactes ment compte du texte grec. La traduction que nous proposons est celle de Meyer; on pourrait dire plus simplement : « D’après les histoires | des douze tribus, Joachim était un homme riche; » que le mot his toires vise un texte écrit, ou qu'il se réfère simplement à des tradition orales. On remarquera en toute hypothése le soin que prend l'auteu de s'abriter derrière un document.
'"Ioxxsíp; les mss. grecs donnent tous cette forme, mais le texte des Septante connaît aussi les formes ’lwaziu (IV Reg., xxii, 36) et ᾿Ιωαχί (ibid., xxiv, 8) qui traduisent respectivement Yehóyáqim et Yehóyáqin. Ce nom est le méme que celui d'Elachim ; dans Judith zv ces mots s'interchangent, d'oü le nom d'Héli, que des légendes latines postérieures donneront au père de la Vierge. C'est une maniéreé
surplus de mon offrande sera pour tout le peuple, et ce que je dois offrir pour la rémission de mes péchés sera pour le Seigneur, afin qu'il me soit propice.