Et cum omnis populus stuperet et hæsitaret, videntes
conceptum ventris at nullum signum in facie ejus apparuisse, cceperunt inter se varia populiloquacitate turbari. Alii dicebant sanctitatem ?, alu vero per malam conscientiam accusabant eam 4. Tunc Maria videns suspicionem popu- 11 5, quod non ex integro fuisset purgata, omnibus audientibus clara voce dixit :« Vivit Dominus Adonai exercituum in cujus conspectu sto, quoniam virum nunquam cognovi; sed nec cognoscere habeo, quia ab infantia setatis mes in hoc mentem definivi $. Et hoc Deo meo votum feci ab infantia mea, ut 1051 qui me creavitin integritate permanerem, in quo me coufido 1psi soli vivere, et 1psi soli sine aliqua pollutione quamdiu vixero permanere.» 5. Tunc
1 A : dizit : Domine Deus rex omnium qui es conscius secretorum, si est, etc.
? E: Et non est ineentum nec signum, neque vestigium alicujus peccati in ea.
3 D ajoute : ez innocentia.
4 E : Alius dicebat sanctitatem, alius vero mala(m) conscientia(m) accusabat.— B : Alii dicebant quod pro mala conscientia accusabant eam ; alii dicebant : Grande signum est illud.
5 C, D : populi suspicionem non ez integro fuisse purgatam.
$ Au lieu de ce texte qui est celui de C, D, on lit dans A, B : sed ab eo cognoscor cui ab infantia mez statis mentem meam deveosi.
ἀ. Εἰ hæsitaret, dans le Protévangile, le peuple admire et glorifie Dieu,
puisque Joseph est pur en ce qui te concerne, avoue le nom de celui quit’a séduite. Mieux vaut en effet que ton aveu te livre, que de voir la colère de Dieu te marquer au front et te démasquer au milieu du peuple. » Alors Marie, pleine de constance et d'intrépidité, s'écria : (S'il y a en moi quelque souillure et quelque péché, s'il y a eu en moi concupiscence ou impureté, que le Seigneur me démasque en présence de tout le peuple, pour être à tous un exemple de châtiment, » Et elle s'approcha avec confiance de l'autel du Seigneur, but l'eau d'épreuve et fit sept fois le tour de l’autel, et il ne se trouva en elle aucune tache.
4. Et tout le peuple était dans la stupeur et l'attente; on voyait son état, et pourtant nul signe n'était apparu sur son visage; les gens se mirent donc à bavarder diversement sur son compte avec quelque tumulte. Les uns proclamaient sa sainteté, mais d'autres par mauvaise conscience l'aecusaient. Alors Marie, voyant les soupcons du peuple, et qu'elle n'était point complétement justifiée, dit à haute voix à tous ceux qui écoutaient: « (Aussi vrai qu'Jest vivant le Seigneur Dieu des armées en présence de qui je me tiens, jamais Je n'ai connu d'homme, et. méme je n'ai point à en connaitre, puisque dés mon enfance j'en ai pris la décision. Oui, j'a1 fait ce vœu à mon Dieu, depuis mon enfance, de vivre dansla chasteté pour celui qui m'a créée. J'ai confiance d'y vivre pour lui seul, et pourlui seul d'y persévérer sans souillure, tant que Je vivrai.» 5. Tous alors l'embrassérent en la priant de leur pardonner leurs
E Pseudo-Matthieu se rappelle que ce sont des Juifs qui sont en cause, et il les dépeint comme des incrédules. Le Protévangile n'avait pas cette note aigre à l'endroit du judaisme. — V ieit Dominus, c'est la manière dont la Vulgate traduit régulièrement la formule de serment : Z% ὁ χύριος.- Et hoc Deo meo. votum feci, etc., on croirait une formule de vœux monastiques; les expressions ont une saveur liturgique.
5. Clamantes et dicentes, réminiscence verbale de l'antienne du di-
manche des Rameaux : Pueri Hebræorum ... clamantes et dicentes,
PROTÉV. — 21
322 PSEUDO-MATTHIEU XIL 5- XIIL 4
omnes osculabantur ! eam rogantes ut malis suspicionibus. eorum daret indulgentiam. Et deduxerunt eam omnes. populi et sacerdotes et omnes virgines cum exultatione et gaudio usque ad domum suam, clamantes et dicentes : « Sit nomen Domini benedictum, qui manifestavit sanctitatem tuam universz plebi Israel. »
XIII. 1. Factum est autem post aliquantum tempus ut fieret professio ex edicto Caesaris Augusti, ut profiteretur 3
unusquisque in patria sua. Hzc professio ? facta est a |
preside Syrie Cyrino. Necesse autem fuerat ut Joseph cum Maria proficisceretur in Bethleem, quia exinde erat,
et Maria de tribu Juda et de domo ac patria David. Cum
ergo Joseph et Maria irent per viam quae ducit Bethleem,
dixit Maria ad Joseph: « Duos populos video ante me,“
unum flentem et alium gaudentem.» Cui respondit Jo-
seph : « Sede et tene te in jumento tuo et noli superflua verba loqui. » Tunc apparuit puer speciosus ante eos indu- |
tus veste splendida 4, et dixit ad Joseph: «Quare dixisti verba superflua esse de duobus populis de quibus locuta est Maria? Populum enim Judaeorum flentem vidit, quia recessit a Deo suo, et populum gentium gaudentem, quia accessit et prope factus est ad Dominum, secundum quod promisit patribus nostris ? Abraham, Isaac et Jacob;
1 D : omnes osculantes eam, amplectentes genua, ejus, rogantesque eam. —4A, B : omnes ceperunt osculari pedes ejus et genua ejus amplecti, rogantes eam.
? C : ut proficisceretur.
3 C ajoute : prima ; D, D : primo.
4 B :tunc apparuit ei angelus Domini indutus veste splendida.
5 D : vestris.
XIII, 1. Ut profiteretur. unusquisque, abandonnant l’idée de son modèle, qui restreignait le recensement à Bethléem, l'auteur se rattache délibérément à saint Luc, 11, 1-2, auquel il emprunte méme la donnée de Cyrinus. — Et Maria de tribu Juda, etc., Luc., 11, 4, avait seu-
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mauvais soupçons. Et ils la reconduisirent tous, peuple, prétres et vierges avec exultation et joie Jusqu'à sa maison, criant et disant :« Que le nom du Seigneursoit béni, lui qui a manifesté ta sainteté à tout le peuple d'Israél.
XIII. 1. Or il arriva, trés peu de temps aprés, qu'un recensement eut lieu, suivant un édit de César Auguste : chacun devait se déclarer dans son lieu d'origine. Ce recensement fut fait par le gouverneur de Syrie Cyrinus. Or il était nécessaire que Joseph partitavec Marie pour Bethléem, parce qu'il en était originaire, et que Marie était de la tribu de Juda et de la maison et de la patrie de David. Lors done que Joseph et Marie s'avangaient par la route qui conduit à Bethléem, Marie dit à Joseph : « Je vois deux peuples devant moi, l'un qui pleure, l'autre qui est dans la joie. » Joseph lui répondit : « Reste assise et tiens-toi bien sur ta monture, et ne dis point de paroles superflues. » Alorsapparut devant eux un bel enfant, revétu d'une robe éclatante; il dit à Joseph : « Pourquoi as-tu appelé superflues les paroles sur les deux peuples dont a parlé Marie? Elle a vu, en effet, le peuple des Juifs pleurer, parce qu'il s'est éloigné de son Dieu, et le peuple des gentils se réjouir, parce qu'il est arrivé et s'est approché du Seigneur, selon qu'il l'a promis à nos pères Abraham, Isaac et Jacob. Le
lement indiqué l'origine davidique de Joseph; Ps.-Matthieu accentue - le fait que Marie est, elle aussi, de la famille de David. — Duos populos video, le texte primitif faisait de ces mots une réponse de Marie à la question de Joseph, ici le récit est moins naturel: il n'est pas fait mention de l'effet que produit cette vision sur la physionomie de Marie, — Sede el tenete. Pourquoi les paroles de Marie sont-elles oiseuses ? Il se pourrait qu'il y ait trace d'une observance monastique; dans l'idée de Joseph, Marie manquerait à la régle du silence. — Puer speciosus, l'ange parait plus ordinairement sous les traits d'un jeune homme. — Cette intervention de l'ange est trés mécanique, comme plus haut virt, 9; c'est à lui qu'il appartient de donner l'explication des faits qui échap-
tempus enim advenit ut in semine Abrahæ benedictio omnibus gentibus tribuatur.
2. Et cum hoc dixisset, jussit angelus stare jumentum quia tempus advenerat pariendi; et precepit descendere de animali Mariam et ingredi in speluncam subterraneam, in qua lux non fuit unquam sed semper tenebre, quia lumen diei penitus non habebat. Ad ingressum vero Marie ccepit tota speluncasplendorem habere et quasi solibi esset ita tota fulgorem lucis ostendere; et quasi esset 101 hora diei sexta ita speluncam lux divina illustravit; nec 1n die nec in nocte lux divina defuit quamdiu 101 Maria fuit. Et ibi peperit ! masculum, quem circumdederunt angeli nascentem et natum adoraverunt dicentes ?: « Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonz voluntatis. »
3. Jam enim dudum Joseph perrexerat ad quærendas obstetrices. Qui cum reversus esset ad speluncam, Maria jam infantem genuerat 3. Et dixit Joseph ad Mariam : « Ego tibi Zelomi et Salomen obstetrices adduxi, qua foris ante speluncam stant et præ splendore nimio huc introire non audent. » Audiens autem hec Ma-
1 Bajoute: sine dolore.
? A, B : quem angeli statim circumdederunt nascentem, quem na- Lum et super pedes suos mox stantem adoraverunt dicentes.
3 A, B : Jam enim nativitas Domini adeenerat, et Joseph perrexerat quarere obstetrices, qui cum invenisset reversus est ad speluncam et invenit cum Maria infantem quem genuerat.
pent à Joseph. — Populum Judæorum, au lieu de la distinction entre croyants et incroyants, qu'avait en vue le Protévangile. Pseudo-Matthieu oppose les Juifs aux Gentils.
2. Quia tempus advenerat pariendi, ce n’est pas Marie qui ressent les premiers symptômes de la délivrance prochaine; c'est l'ange qui déclare que l'heure est arrivée; les expressions du Protévangile auraient pu laiser croire que Marie avait connu les douleurs de l’enfantement. — Speluncam, c'est la méme idée que dans le récit primitif, il s'agit d'une grotte qui ne saurait en aucune maniére servir d'habitation, ni mé-
temps est venu en effet où, dans la postérité d'Abraham la bénédiction doit être accordée à toutes les nations.
2. Ayant dit cela, l'ange fit arrêter la monture, parce que le temps de l'enfantement était arrivé, et il ordonna à Marie de descendre de l’animal et d’entrer dans une grotte souterraine, où 1l n'avait Jamais fait jour, mais où toujours (avaient régné) les ténèbres parce que la lumière du jour n’y pénétrait jamais. Mais à l’entrée de Marie toute la grotte commença de s'illuminer et de présenter l'éclat de la lumière, comme si le soleil y eut été; et la lumière divine éclaira la grotte, comme s’il eut été midi, et ni jour ni nuit la lumière divine n’y manqua tant que Marie y séjourna. C'est là qu'elle mit au monde un fils ; les anges l’entourèrent au moment de sa naissance, et quand 1l fut né, 115 l'adorérent en disant : « Gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté. »
3. Or depuis un certain temps Joseph était sorti à la recherchedesages-femmes.Et quand ilrevintàla grotte, Marie avait déjà mis au monde l'enfant. Et Joseph dit à Marie : « Je t'a1 amené les sages-femmes Zélomi et Salomé, qui se tiennent à l'extérieur devant la grotte, et à cause de cette excessive clarté n'osent point entrer ici. » Or en enten-
me d'étable, c'est à quoi visent les répétitions embarrassées qui suivent. — Ad ingressum Mariæ, dans le Protévangile, la lumière semble se rapporter davantage à Jésus; d'ailleurs, Ps.-Matth. n'a pas les mémes gradations que son modèle. C'est d'un seul coup la grande clarté, qui ne cessera plus ni jour ni nuit tant que Marie fera séjour dans la grotte.— Ei ibi peperit, cf. Luc., 11, 7, et peperit filium suum primogenitum, mais le dernier mot a été supprimé, pour éviter toute difficulté. Dans le Protévangile Joseph et la sage-femme étaient. à distance, témoins de l'enfantement. Seuls les anges sont ici les témoins de la naissance du Christ; on remarquera la curieuse leçon de A, B.
3. L'épisode des sages-femmes diffère en plusieurs points de celui qu'avait raconté le Protévangile. Le nom de Zélomi qui est donné à la première n'est qu'une corruption du nom de Salomé. Comme elle ^^ n'a pas été témoin de l'enfantement et qu'elle n'a pas été instruite
par Joseph de l'origine mystérieuse du nouveau-né, il est nécessaire
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ria subrisit. Cui Joseph dixit: « Noli subridere sed cauta esto !, ne forte indigeas medicina. » Tune jussit unam ex eis ? intrare ad se, Cumque ingressa esset Zelemi ? ad” Mariam, dixit : « Dimitte me ut tangam te.» Cumque permissiset se Maria tangi, exclamavit voce magna obstetrix et dixit : « Domine, Domine magne, miserere, Nun- | quam hoc auditum est nec in suspicione habitum, ut mamillæ plenæ sint lacte et natus masculus matrem suam virginem ostendat. Nulla pollutio sanguinis facta estin nascente, nullus dolor in parturiente. Virgo concepit, virgo peperit, virgo permansit. » 4, Audiens hane vocem alia obstetrix nomine Salome dixit :« Quod ego audio non credam nisi forte ipsa probavero 4, » Et ingressa Salome ad Mariam dixit : « Permitte me ut pal-
pem te et probem utrum verum dixerit Zelomi. » Cum-« que permisissiet Maria ut eam palparet, misit manum
suam Salome. Et cum misisset et tangeret, statim aruit manus ejus, et pre dolore ccepit flere vehementissime et angustari et clamando dicere : « Domine, tu nosti quia semper te timul et omnes pauperes sine retributione acceptionis curavi, de vidua et orphano nihil accepi, et inopem vacuum a me ire nunquam dimisi. Et ecce misera facta sum propter incredulitatem meam, quia ausa fui temptare virginem tuam 5, »
1 A, B ajoutent : ut te visitent.
? A, B : eas intrare.
3 A, B ajoutent : Salome non ingressa.
4 B: Quod audio, nisi probavero certe non credam. Ingressa ad beatam virginem dixit : Volo probare palpando te utrum verum sit quod dixit Zelomi.
5 A, E ajoutent: qua peperit (À venit?) lumen verum, et post partum eirgo permansit.
qu'elle acquière une connaissance expérimentale de la virginité de Marie. Mais aussitót elle a foi au mystére de l'enfantement virginal.
dant ces paroles, Marie se prit à sourire, et Joseph lui dit : « Ne souris pas, mais sois prudente, tu pourrais bien avoir besoin de secours. » Alors (Marie) laissa entrer une des sages-femmes auprès d'elle. Et Zélomi étant entrée dit à Marie: « Permets-moi de tetoucher.» Et Marie l'ayant permis, la sage-femme poussa un grand cri et dit : « Seigneur, Seigneur grand, pitié. Non jamais on n'a entendu dire, jamais on n’a même soupçonné que des mamelles aient pu se remplir de lait, et qu'un fils ait pu naitre en manifestant la virginité de sa mère. Nulle souillure de sang en celui qui est né, nulle douleur en celle qui a mis au monde. Vierge elle a concu, vierge elle à enfanté, vierge elle est demeurée. » 4, Entendant ces paroles, l'autre sage-femme nommée Salomé s'écria :« Ce que j'entends, je ne le croirai pas à moins que Je ne le constate moi-méme. » Et Salomé s'approchant de Marie lui dit : « Permets que Je te touche et que je constate si Zelami a dit vrai. » Et Marie lui ayant permis de la toucher, Salomé avanca la main; mais sitót qu'elle eut touché Marie, sa main se dessécha et de douleur elle se prit à pleurer trés haut, à pousser des sanglots, et elle s'écria :« Seigneur tu sais que toujours je t'ai craint, que tous les pauvres je les ai soignés sans recevoir de rétribution. Je n’ai rien recu de la veuve et de l'orphelin, et jamais Je n'ai renvoyé de chez moi les mains vides celui qui était dans la misère. Et voici que Je suis devenue malheureuse à cause de mon incrédulité, parce que j'ai eu l'audace de toucher à ta Vierge. »
— Nulla pollutio sanguinis, point surlequel insistent fréquemment les auteurs latins; l'absence de souillureest le signe extérieur de l'enfantement virgiual, — Virgo concepilt..., c'est l'expression dont se sert l'enseignement ecclésiastique, cf. la formule du concile de Latran sous Martin Ier : Mariam incorruptibiliter genuisse, indissolubili permanente et post partum ejusdem virginitate. Denzinger, Enchiridion, n. 204.
4. L'attitude de Salomé est la mérae que dans le Protévangile : elle ne veut pas croire sur la parole de sa compagne;il lui faut, une vérification expérimentale. — Angustari, être étouflée par les sanglots.
5. Cumque hzc diceret, apparuit juxia illam juvenis — quidam valde splendidus dicens ei : « Accede ad infantem : et adora eum, et continge de manu tua, et ipse salvabit te, quia ipse est salvator seculi et omnium sperantium in se. » Qua confestim ad infantem accessit, et adorans eum tetigit fimbrias pannorum in quibus infans erat involutus, et statim sanata est manus ejus. Et exiens foras clamare ccpit et dicere magnalia virtutum quas viderat ! et qua passa fuerat, et quemadmodum curata fuerat, ita ut ad praedicationem ejus multi crederent.
6. Nam et pastores ovium ? asserebant se angelos vidisse in medio noctis hymnum dicentes, Deum czli laudantes et benedicentes, et dicentes quia natus est salvator omnium, qui est Christus Dominus, in quo restituetur salus Israel 3. 7. Sed et stella ingens a vespere usque ad matutinum splendebat super speluncam, cujus magnitudo nunquam visa fuerat ab origine mundi. Et propheta qui fuerant in Jerusalem dicebant hanc stellam indicare nativitatem Christi, qui restauraret promissionem non solum Israel sed et omnium gentium 4.
1 B ajoute : in spelunca.
? E ajoute : qui erant in ipsis partibus venientes. — B : qui erant in regione illa custodientes gregem suum.
3 B : dicentes : Gloria in excelsis Deo et in terra paz hominibus bonz voluntatis.Qui et dixerunt : Natus est hodie saleator mundi qui...
^ E: qui restauraret, sicut promiserat non solum Israel, sed et omnes gentes.
5. Adora eum, le Protévangile prescrivait seulement de toucher l'enfant; c'était Dieu le Père que Salomé adorait. — Fimbrias pannorum, comme l'hémorrhoisse de saint Matthieu, 1x, 21, cf. Luc., vri, A4 : tetigit fimbriam vestimenti ejus. — Clamare cepit, dans le Protévangile une voix lui prescrivait de garder le silence jusqu'au moment de la présentation de Jésus à Jérusalem. — Multi crederent comme à la prédication de la Samaritaine. Joa., 1v, 39.
6. Le Protévangile avait passé sous silence les bergers mentionnés par
5. Comme elle disait ces mots, apparut auprès d’elle un jeune homme tout resplendissant de lumière, qui lui dit : « Approche-toi de l'enfant, adore-le, et touche-le de ta main, et 1l te sauvera, parce qu'il est le sauveur du monde, et de tous ceux qui espèrent en lui. » Aussitôt elle s'approcha de l'enfant, et l'adorant toucha le bord des langes dans lequels l'enfant était enveloppé, et aussitót sa main fut guérie. Et sortant de là,elle se mit à proclamer et à raconter les miracles, qu'elle avait vus, ce qu'elle avait éprouvé, et comment elle avait été guérie, en telle sorte que beaucoup crurent à sa prédication.
6. Aussi bien des pasteurs de brebis affirmaient qu'ils avaient vu des anges au milieu de la nuit, qui chantaient des hymnes, louaient et bénissaient le Dieu du ciel, et annoncaient qu'était né le Sauveur de tous, qui est le Christ Seigneur, en qui sera rétablie la prospérité d'Israél. 1. De plus une grande étoile resplendissait au dessus de la grotte depuis le soir Jusqu'au matin et jamais l'on n'en avait vu de si grande depuis l'origine du monde. Et les prophétes, qui étaient venus (?) à Jérusalem, disaient que cette étoile indiquait la naissance du Christ, qui viendrait accomplir les promesses (faites) non seulement à Israél, mais à toutes les nations.
saint Luc, ayant voulu se rallier à saint Matthieu pour les récits de l'enfance, il avait laissé de côté le ITIe Évangile. Ps.-Matthieu n'éprouve nulle difficulté de concilier les deux récits canoniques ; et bien qu'il n'indique pas d'une facon expresse l'adoration des bergers, il laisse entendre qu'il faut chercher dans saint Luc, un récit complet des événements. — Quia nalus est Saleator, cf. Luc., 11, 113, avec suppression caractéristique des mots in civitate David; en effet, la naissance de Jésus a eu lieu en pleine campagne.
T. Stella ingens, cen'est pas l'étoile des mages, puisqu'elle demeure continuellement au-dessus de la grotte, tandis que l'astre des mages les guide. Cependant elle est décrite à peu prés dans les mémes termes que l'étoile des mages,cf. Protev., xx1, 2.—Prophetæ qui fuerant, la phrase est assez obscure; on peut entendre que les anciens prophètes d'Israél avaient autrefois prédit la signification de cette étoile; ou bien 1]