PSAUME CXLIII
Benedictus DominuSy Deus meus.
Ce psaume a deux objets , et paraît divisé en deux parties : dans la première David remercie Dieu qui l'a rendu vaincpieur de ses ennemis, et il le prie de lui continuer la même protection ; dans la seconde , il décrit Topulence et la prospérité des nations infidèles , et il leur préfère le sort du peuple d'Israël , parce que le Seigneur est son Dieu.
Béni soit le Seigneur mon Dieu , qui instruit mon bras à la guerre et mes mains au combat.
Il est la miséricorde, le refuge, l'asile, le libérateur, le protecteur ejx qui j'ai espéré, et il rend mon peuple soumis à mes lois *.
* Ici tous les interprètes hébreux et chrétiens reconnaissent le Messie dans ce Christ. Les Chrétiens voient de plus dans cette lampe Jean-Baptiste, précurseur de Jésus-Christ.
* Ce verset indique des victoires sur les tribus qui avaient
Seigneur, qu'est-ce que l'homme, pour que vous ayez voulu vous faire connaître à lui? qu'est-ce que les enfans des hommes , pour que vous daigniez penser à eux?
L'homme est devant vous comme un néant , et ses jours passent comme l'ombre.
Seigneur, abaissez vos deux et descendez, que votre tonnerre touche les montagnes : elles s'en iront en fumée.
Lancez vos éclairs , et vous dissiperez mes ennemis ; envoyez vos flèches , et ils seront renversés.
Déployez d'en-haut votre main , et vous me retirerez du fond des abîmes.
Vous me délivrerez de la race étrangère , dont la bouche est celle du mensonge, et dont la main est celle de l'iniquité.
Et je vous chanterai un cantique nouveau ; je vous célébrerai sur le luth à dix cordes.
O vous , qui sauvez les rois, qui avez garanti du glaive meurtrier votre serviteur David ,
Délivrez - moi des fils de l'étranger , dont la bouche est celle du mensonge, et dont la main est celle de l'iniquité.
Leurs enfans sont comme de jeunes plantes dans leur première fraîcheur ; leurs filles sont
d'abord été rebelles , et il avertit les rois que la soumission des peuples est un bienfait de Dieu.
belles, et parées comme les autels d'un temple.
Leurs greniers sont pleins et débordent l'un dans l'autre; leurs brebis sont fécondes et leurs bestiaux sont gras ; et les troupeaux sortent en foule de leurs étables.
Leurs villes et leurs maisons n'offrent ni brèches ni ruines, et l'on n'entend point de gémissemens dans leurs places publiques.
Et ils ont dit : Heiu'eux le peuple qui jouit de ces biens ! Et nous disons : Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu !
Gloire au Père , etc.
HYMNE
Moteur suprême des cœurs , c'est vous qui , depuis la naissance du monde , ne cessez d'enrichir les justes des fruits de la sainteté.
Ici la foi , l'espérance , la charité , se tiennent enchaînées par d'aimables liens; mais après le jour de cette vie : la charité seule demeurera.
O charité ! ô vérité ! ô lumière éternelle ! il viendra le temps où, après tant de travaux, nous jouirons enfin de votre repos céleste.
Ici , au milieu d'une foule de dangers, nous semons en gémissant : là nous porterons d'une main triomphante la riche moisson que nous aurons recueillie.
Trinité sainte , Dieu puissant , augmentez en
nous les fruits que vous demandez de nous ; et bientôt, juste rémunérateur dans le ciel, vous couronnerez en nous vos propres dons.
Ainsi soit-il.
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