PAT SUEDE
vons notre deuxième observation inédite, qui aurait fatalement sans cela, passé inaperçue.
Nous devons ajouter que nous nous sommes efforcé de nous mettre, autant que possible, à l’abri des causes d'erreur inhérentes à une pareille étude. Nous avons chaque jour procédé de la même façon, notant immédiatement le résultat obtenu, sans souci de celui de la veille. L'examen a été pratiqué le matin et le soir, régulièrement a la même heure. Le matin avant le repas, et le soir entre cinq et six heures, c'est-à-dire immédiatement après le repas, et à l’heure où les tuberculeux font en général leurs poussées fébriles. Les sept malades que nous avons étudiés, ne retenant que ceux qui pou-
vaient présenter un intérêt pour nos recherches, se sont:
prêtés facilement à ce que nous leur demandions. Ils nous ont aidée de leur mieux, en évitant de se moucher, de se frotter les joues, de s’agiter ou de se coucher sur l'un ou l’autre côté, avant l'heure de notre arrivée. Ils sont peu suspects aussi, parce qu'ils ignoraient ce que nous recherchions, et ne pouvaient frauder consciemment ou inconsciemment. De plus, chaque fois qu’il nous a été possible, nous avons demandé à quelque assistant de constater avec nous les faits.
Lorsque nous parlerons donc de différences de coloration, de température, de dimensions de l’orifice pupillaire, il s'agira non pas de simples nuances, mais de différences véritables, appréciables pour toute main, pour tout œil un peu expérimentés. Signalons encore ce fait que nous ne parlons pas de myosis ou de mydriase.
| à De LE